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Eclosion du virus BugBear sur Windows
Découvert lundi, le virus BugBear semble se propager à une grande vitesse. Il arrive dissimulé en pièce jointe d'un courriel intitulé « bad news », « Membership Confirmation », « Market Update Report » ou encore « Your Gift ». Pour assurer sa discrétion et sa propagation, BugBear génère aléatoirement des noms d'utilisateurs et des sujets de messages mais aussi des extensions de nom de fichier pour cacher sa nature d'exécutable.
Une fois activé, BugBear interrompt les processus principaux des antivirus et des pare-feu. Il enregistre les textes frappés au clavier par l'utilisateur de sorte à récupérer ses mots de passe. Il se duplique par l'intermédiaire des courriels et les dossiers partagés d'un réseau. Il semble même susceptible de se copier sur une imprimante réseau, avec pour résultat l'impression de multiples pages de code.
Enfin BugBear ouvre une porte dérobée sur la machine infectée, donnant un accès Web à son auteur aux données qu'il a pu capturer ainsi qu'au contenu du disque dur de sa victime.
Symantec attribue à BugBear une dangerosité de 4 sur une échelle de 1 à 5. Ce nouveau virus toucherait principalement l'Asie et l'Europe. Les éditeurs d'antivirus ont diffusé des mises à jour de leurs logiciels et décrivent les actions à mettre en oeuvre en cas d'infection avérée.

