ArticleCybersécurité & Conformité
L'industrie française du disque tente de s'en prendre aux FAI
Les industries françaises du disque et de la production culturelle viennent de dénoncer la responsabilité - voire la complicité - des fournisseurs d'accès à Internet (FAI) dans le piratage des oeuvres intellectuelles par les internautes. Réunies au sein du Clic (Comité de liaison des industries culturelles, créé en juin 2001), elles dénoncent principalement l'attitude de Tiscali et de Wanadoo. Les adhérents du Clic reprochent au premier son récent accord avec Kazaa : le FAI a mis en place avec l'éditeur de logiciels pair-à-pair une campagne de publicité pour son offre haut débit. A la clé : pour Kazaa, un pourcentage pour chaque nouvel abonné ; pour chaque nouvel abonné, un graveur de CD pour 1 ¤. A Wanadoo, le Clic reproche d'associer haut débit et téléchargement de musique et de vidéo.
De là à souligner l'intérêt économique des FAI au piratage, il n'y a qu'un pas que le Clic n'hésite pas à franchir.
Réponse du berger à la bergère : assumez « en premier lieu les missions qui [vous] sont propres ». A savoir, « pérenniser les conditions de diffusion en ligne de musique et de vidéo. » Dans un communiqué, l'association française des FAI (AFA) renvoie vigoureusement la balle dans le camp du Clic. Elle considère que la musique et la vidéo en ligne ne se développeront pleinement et légalement que si leurs industriels consentent "à démocratiser l'offre musicale pour les sites Internet grand public [...] ; à avoir une politique pédagogique vers les utilisateurs pour les sensibiliser aux dangers du piratage [...] ; à agir contre les pirates par l'exemplarité là où la pédagogie se serait avérée inefficace". Et de souligner que, "dans le cadre des procédures existantes, les membres de l'AFA aident à l'identification et ainsi à la poursuite des auteurs de préjudice ou d'infraction".

