ArticleCybersécurité & Conformité
Liberté conditionnelle pour Microsoft aux Etats-Unis
Les neuf Etats plaignants dans le procès antitrust de la Justice américaine contre Microsoft n'ont pas tout perdu : la juge en charge du dossier leur donne le droit de mettre en place un comité afin de contrôler la réalité de l'accord qui lie l'éditeur de Windows au gouvernement américain. Concrètement, Microsoft est censé ouvrir le bureau de Windows pour permettre aux constructeurs OEM d'intégrer les applications qu'ils souhaitent aux PC distribués. Si l'éditeur s'en sort bien il demeure sous contrôle de ses détracteurs et des autorités judiciaires américaines qui attendent le moindre faux pas pour entamer une nouvelle procédure.
Si les Etats plaignants n'ont pas fait appel, Sun a décidé de poursuivre la procédure contre son concurrent. Au-delà de la Justice américaine l'éditeur californien compte surtout sur l'Europe - qui se prononcera courant décembre - pour mettre à mal l'hégémonie de Microsoft. En matière d'abus de position dominante les jurisprudences entre les Etats-Unis et l'Europe diffèrent : si les premiers pèsent essentiellement les risques pesant sur les sociétés concurrentes, les second s'attachent surtout au point de vue du consommateur ou de l'utilisateur final.

