ArticleCybersécurité & Conformité
Dialogue social laborieux chez HP France
L'intersyndicale (CGT, CFDT, CGC) et la direction du groupe conduite par Patrick Starck, PDG de l'entité HP-Compaq, ne sont pas parvenues à un accord à l'issue des négociations marathon entamées la semaine dernière au sujet des licenciements programmés chez HP France.
La direction a toutefois accepté de ramener le solde net des suppressions de postes à 1 106 (au lieu de 1 206 à l'origine). Notamment par la prise en compte d'une cinquantaine de départs (en cours depuis début août) et grâce à la réinternalisation d'une trentaine de postes de sous-traitance critique et à la création d'une vingtaine de postes supplémentaires sur le site de Grenoble (notre photo). Mais la direction ne s'est engagée sur aucun seuil minimum de création d'emplois pour la réindustrialisation envisagée pour les sites d'Annecy, de Grenoble et de Sophia-Antipolis.
Aucun syndicat ne s'est engagé à signer un quelconque document, les propositions de la direction ayant été jugées insatisfaisantes par les syndicats. "Elles ne garantissent pas encore qu'il n'y aura personne aux Assedic", affirme la CGT, qui juge les modalités proposées inférieures à celles du précédent plan social chez HP". La bonne situation économique de la société est une preuve que la direction a encore de l'argent à y consacrer pour les améliorer".
Seule promesse obtenue de haute lutte : la mise en place une GPEC (gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences, ...mais après le plan social.
Le conflit perdure donc au moment où, au niveau mondial, le Nouveau HP engage une vaste campagne de communication post-fusion. Reste que la France - avec l'Allemagne - demeure le pays où la greffe à la plus de mal à prendre, officiellement pour des motifs d'ordre "légaux". Du coup, la communication sur le thème de "HP Everything is possible" démarrera, au mieux, au 1er trimestre 2003 dans l'Hexagone.

