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Le Minitel a 20 ans et toujours des clients
Le Minitel a vingt ans ! C'est en effet le 4 février 1983 qu'a été inauguré le premier service télématique officiel, l'annuaire électronique. Le projet, lui, remonte aux années 70. Et la première expérience au 8 juillet 1981. Cette expérience Télétel V3, lancée par la DGT (Direction générale des télécommunications) pour tester les premiers services télématiques, visait essentiellement le grand public. Les quelque 2 500 participants résidaient à Vélizy, Versailles et Jouy-en-Josas. A partir d'un terminal spécifique et par une liaison téléphonique, ils pouvaient accéder à des services d'information délivrés par des groupes de presse, des entreprises de transport, des banques et des administrations. Le "Parisien Libéré", Europe 1, la SNCF et Air France figuraient parmi les premiers à se jeter à l'eau. Le succès de cette expérimentation conduisit logiquement à la décision de généraliser le plan télématique, avec le lancement de l'annuaire électronique, d'abord sur Rennes, puis à l'échelle de tout l'Hexagone. Les petits terminaux monobloc marrons commencèrent alors à être fournis gratuitement en remplacement de l'annuaire papier. Fin 1983, 300 000 Minitel avaient été distribués. Parallèlement à l'annuaire, l'ouverture du service professionnel 36 13 allait également permettre aux entreprises d'intégrer le Minitel dans leurs systèmes d'information : saisie des commandes enregistrées par des commerciaux à partir d'un hôtel ou de leur domicile, transmission des informations variables de paye ou de facturation d'un établissement au siège...
Au début de 1984, certains souhaitant développer les usages, l'accès au 36 14 fut ouvert. Puis, à la fin de la même année, ce fut le modèle "kiosque" avec l'apparition du 36 15. Celui-ci apportait un système de tarification permettant de rémunérer les services. Le développement exponentiel s'est poursuivi jusqu'en 1997-98, date à laquelle le Minitel fut rattrapé par la déferlante Internet. Depuis, le trafic fléchit un peu plus chaque année. Malgré cela, en 2002, on dénombre encore aujourd'hui quelque 6 millions d'appareils en service, et même 15 millions en tenant compte des émulateurs sur micro-ordinateurs. Quant à France Télécom, il perçoit encore aujourd'hui environ 200 M¤ de revenus nets sur les services télématiques.

