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Echecs : l'homme et la machine incapables de se départager
Deep Junior, le champion du monde d'échecs des logiciels, a montré qu'il était du niveau du meilleur joueur humain, le Russe Garri Kasparov. Vendredi 7 février, la sixième et dernière partie du match qui les opposait à New York s'est conclue par la nullité au 28e coup. Les deux adversaires terminent ainsi à égalité, avec une victoire et une défaite chacun, et quatre parties nulles. La rencontre confirme la conclusion du match d'octobre dernier entre Vladimir Kramnik, le numéro deux mondial, et Deep Fritz, l'un des tout meilleurs logiciels, qui avait connu le même résultat après un déroulement tout à fait identique.
Le champion humain, parfaitement préparé et motivé, peut démontrer dans un premier temps la supériorité de sa créativité sur la puissance de calcul de la machine. Mais celle-ci, insensible à la fatigue et aux fluctuations du moral, se révèle vite plus fiable.
Que retenir de tout cela ? Que si vous êtes champion du monde, vous pouvez gagner 750 000 $ en tenant tête à un logiciel, et que si vous n'êtes qu'un amateur, vous pouvez acheter à la boutique du coin pour une centaine d'euros un adversaire que vous n'avez pas la moindre chance de battre.

