ArticleCybersécurité & Conformité
Microsoft lorgne vers la virtualisation avec Virtual PC de Connectix
Microsoft acquiert la majorité des actifs de Connectix, spécialisé dans les logiciels d'émulation de systèmes d'exploitation. L'opération - dont les données financières n'ont pas été communiquées - prévoit également le recrutement de 50 % des effectifs de Connectix - soit 40 salariés - par Microsoft. L'éditeur de Windows s'intéresse notamment à Virtual PC, permettant de faire cohabiter différents OS, et à Virtual Server, outils de virtualisation en bêta depuis novembre 2002, dont il détient désormais les droits d'exploitation.
La famille des Virtual PC repose sur un mécanisme d'émulation qui permet de lancer, sur une même machine, au sein de "boites" (espace mémoire dédié, temps processeur partagé, etc.), plusieurs "pseudo machines" indépendantes les unes des autres. Microsoft prévoit le lancement de la 1ère version de Virtual Server le 15 avril.
Objectif mis en avant par Microsoft : permettre aux utilisateurs de Windows de migrer progressivement d'une version de l'OS serveur à la suivante en faisant, par exemple, tourner des applications optimisées pour NT 4.0 sous Windows Server 2003. On peut cependant imaginer qu'à terme, les prochaines générations de serveurs Windows pourront lancer de multiples instances de leur noyau, afin de concentrer sur un même ordinateur, un Exchange, un SQL Server, un serveur d'annuaire...
L'éditeur adresse également un signe à la communauté des utilisateurs d'Apple, Virtual PC ayant été conçu pour leur permettre - sans changer de plate-forme - d'utiliser des applications estampillées Windows.
Enfin, autre implication de l'acquisition des produits Connectix par Microsoft : elle constitue un réel danger pour l'équipe de VMWare, l'un des principaux fournisseurs de programme capable de faire fonctionner un "noyau dans un noyau". Entre un produit baptisé « MS-Virtual Services » intégré dans le noyau (ou présenté comme tel) et un logiciel tiers, entre un programme vendu par le premier éditeur du monde et un « presque utilitaire » connu pour faire partie des « accessoires gratuits disponibles dans les principales distributions Linux », il y a une marge.

