ArticleCybersécurité & Conformité
Sobig version F, virus à records
Record battu : Sobig F, une vulgaire variante, serait, selon certains recenseurs d'infections, devenu le Numéro Un des bubons viraux.
Un simple coup d'oeil sur les statistiques de MessageLabs semble prouver que ce Sobig là relègue les Kournikova, Slammer, Code Red et autre ténors de la contamination par smtp, jusqu'alors en tête des hit parade, au rang de second couteau chétif.
Sobig s'est diffusé à un million d'exemplaires durant les premières 24H de la propagation selon la société spécialisée dans la sécurisation de messagerie. Une efficacité redoutable donc, liée aux capacités d'attaques simultanées du virus là où ses versions précédentes se contentaient d'un envoi au coup par coup.
Conséquences : exceptionnellement, certains fournisseurs d'accès sortent de leur silence et commencent à alerter leurs abonnés à coup de courriers alarmistes - souvent mal authentifiés - ajoutant à la confusion, le tout en période de forte croissance du nombre de pourriels.
Ainsi Tiscali, qui enseigne à ses ouailles "qu'un virus, le ver "blaster" se propage sur le réseau Internet mondial depuis le 11 août 2003". Message posté le 21/08/2003 à 11H54 locale par un certain "département qualité" (sic), soit 10 jours après la première vague.

