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ArticleCybersécurité & Conformité

SCO veut la peau de l'auteur de MyDoom

La rédaction

"250 000 $ de prime à qui apportera la tête de l'auteur du virus MyDoom", titre notre homologue américain "Computerworld". SCO, victime d'une attaque en déni de service lancée par le virus en question, cherche apparemment à se venger. Le plus procédurier des Pédégés à l'Est du Pecos, Darl McBride, va même jusqu'à déclarer avoir "des soupçons sur l'identité de la personne qui est derrière cette attaque".

Lorsque l'on a, en quelques mois de temps, réussi à se mettre à dos 98 % de la population informaticienne mondiale, on ne peut cependant avoir que l'embarras du choix sur les "vengeurs masqués" à l'origine de l'assaut en déni de service : club des retraités des labos d'IBM division PPC de Boca Raton, association Radical Free Style Linux de Topeka, Confrérie des Avocats dans le Besoin et des Plaideurs Anonymes de l'Idaho, Secte Unifiée des Utilisateurs de Google (gros utilisateur Linux visé par les poursuites de SCO), adorateurs du Gnu Sacré de New Delhi...

Le principe de la prime, en revanche, va peut-être donner à l'affaire un tour plus intéressant. Début novembre dernier, Microsoft lançait également une "chasse à l'homme" dotée comme par hasard de 250 000 $ de récompense, à quiconque permettrait de mettre la main sur les auteurs de Blaster et de Sobig. L'incitation à ce noble acte de bravoure qu'est la délation n'a, semble-t-il, pas été particulièrement suivi d'effets. Il faut dire que les dénonciateurs risquent, une fois leur identité révélée, de se préparer des lendemains pénibles, des réveils difficiles et des nervous breakdown. Tout le monde ne s'appelle pas Steve McQueen.

Toutefois, si une personne souhaite récupérer ladite prime, le temps risque de lui être compté pour réclamer la somme en question. Il n'est pas certain que les liquidités de SCO soient éternellement accessibles, surtout si l'on en juge par l'interview de McBride par le très sérieux Business Week.

Le patron de SCO avoue froidement ne voir, en cette série de poursuites, qu'un moyen de "faire du cash". Pour l'heure, il n'est pas prouvé que le ROI des avocats de SCO soit particulièrement positif. En outre, rien n'interdit de penser que Microsoft n'ait pas déposé un brevet protégeant la propriété intellectuelle de la notion de "chasse à l'auteur de virus accompagnée d'une prime de 250 000 $".

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