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P-to-P : L'Europe pourrait criminaliser le partage de fichiers

La rédaction

Le Parlement européen à Strasbourg discutait, lundi 9 février, du controversé rapport de Janelly Fourtou, qui propose la criminalisation, à l'échelle européenne, du téléchargement de fichiers numériques via les réseaux Pair-à-Pair.

Si ces préconisations étaient adoptées, le projet de directive européenne pour lutter contre le piratage de masse et la contrefaçon numérique pourrait étendre son champ d'application au partage de fichiers sur Internet.

Les lobbies de défense de consommateur - le Bureau Européen des Unions de Consommateurs, ainsi que The European Alliance - redoutent l'amalgame qui pourrait être fait entre particuliers et véritables pirates, dont l'objectif est la revente de leur téléchargement, notamment au niveau du régime de sanctions.

Une question que les autorités australiennes ne semblent plus se poser.

Les bureaux australiens ainsi que les logements des cadres de Sherman Networks (éditeur de Kazaa, numéro 1 de logiciel P-to-P) ont été perquisitionnés par des enquêteurs de l'Australian Recording Industry Association (ARIA, en charge des droits d'auteur dans le pays), "à la recherche d'indices sur le piratage et la violation de copyright".

L'opération a également eu pour cible des représentants de BDE, co-entreprise de Sherman Networks, spécialisée dans la vente de contenu payant sur Kazaa. Des universités ainsi que des FAI auraient également reçu la visite de la branche anti-piratage de l'ARIA, le Mipi.

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