ArticleCybersécurité & Conformité
Premier exploit post-fuite du code source de Ws 2000
En attendant, le source a "parlé". Sous la torture peut-être, mais il a parlé. Un certain "GTA" a publié un exploit affectant Internet Explorer. Le source peut se trouver un peu de partout, sur les pages du Security Tracker, bien entendu dans les fils du Full Disclosure. Le code utilise une faille comportementale liée aux fichiers BMP, et l'accident affecte également les dérivés d'IE, notamment l'aperçu d'Outlook Express. Ne sombrons toutefois pas dans une trop grande paranoïa : GTA n'est pas, n'a jamais été un "black hat", et son exploit n'a que la valeur d'un exploit. Aucune raison de succomber à la panique, sous la pression des communiqués alarmistes émis par les différents auteurs d'antivirus, les consultants en sécurité, les gourous du Troyen. Il est considérablement plus à craindre d'un programme malicieux qui ne ferait pas les frais d'une publication officielle. On en arrive donc à une situation paradoxale qui consisterait à souhaiter un véritable effort communautaire de la part de tous les hackers - au sens noble du terme -, afin que soient détectées et publiées toutes les failles trouvables au sein des sources "dérobés". Connaître de tels dangers, c'est déjà savoir y échapper. Ne serait-ce pas précisément là le véritable esprit Open Source ?
En attendant, GTA s'est taillé un succès certain, en enlevant de haute lutte le titre de "premier découvreur de bug post fuite de source". Les successeurs seront probablement moins servis par les médias, à moins de tomber sur un terreau plus riche et propice au développement d'un nouvel Los Alamos logiciel.

