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ArticleCybersécurité & Conformité

Microsoft à deux jours du verdict européen fourbit sa défense en appel

La rédaction

Microsoft connaîtra mercredi 24 mars le verdict de la Commission Européenne, dans le cadre de son enquête pour abus de position dominante. Mario Monti, Commissaire européen à la concurrence a déjà fait savoir, à la suite de l'échec des négociations entreprises la semaine passée avec le géant de Redmond, qu'il entendait "créer un précédent solide" établissant "des principes clairs pour le futur comportement d'une entreprise" jouissant d'une position dominante.

Les experts de la concurrence de Bruxelles se sont réunis ce lundi 22 mars pour décider de la sanction à infliger à Microsoft. Celle-ci devrait comporter une amende assortie de mesures coercitives obligeant Microsoft à faciliter l'accès à sa plate-forme Windows pour ses concurrents.

Le montant peut théoriquement atteindre 10 % du chiffre d'affaires annuel de Microsoft (qui lui est de 32 milliards de dollars).

Face à cette menace, l'éditeur préparerait une défense semblable à celle déjà mise en oeuvre outre-Atlantique : faire appel, demander la suspension des sanctions pour la durée de la procédure et s'en tirer au final avec une élégante pirouette négociée.

Une logique qui a ses limites : aux Etats-Unis, un juge du Nebraska vient de relancer une procédure contre Microsoft.

Engagée par des consommateurs dénonçant le prix de vente disproportionné de Windows 98, cette procédure avait été annulée par un juge estimant que les consommateurs pouvaient uniquement dénoncer le prix d'un produit dans le cadre d'une vente directe. La cour suprême du Nebraska a finalement jugé que cette faculté s'étendait aux ventes indirectes.

En marge de ces péripéties judiciaires, Microsoft aurait eu, selon le "New York Post", des entretiens avec Time Warner ces derniers mois pour le rachat d'AOL. Une information démentie par Time Warner.

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Microsoft à deux jours du verdict européen fourbit sa défense en appel