ArticleCybersécurité & Conformité
NGSCB de Microsoft change de cap
Nouveau changement d'orientation technologique pour New Generation etc. etc. (enfin, ce que Microsoft désignait par le nom de code Palladium et qui sera intégré dans Windows 2006 « LongHorn »).
Cette information, capitale aux yeux des architectes sécurité, fut émise à l'occasion du dernier WinHEC, cycle de conférences sur les plates-formes matérielles organisé par Microsoft.
Un écho timide en transparaît au fil d'un papier publié dans les colonnes de notre confrère "Network World" et fit l'objet d'une rapide description à l'occasion des « journées sécurités » organisées par Microsoft cette semaine à Paris.
La presse européenne étant, depuis plusieurs années, soigneusement tenue à l'écart de ce fameux WinHEC, il est donc encore difficile de préciser quelles seront les implications « code » de ce changement de cap. Tout au plus peut-on dire que ce n'est plus un, mais plusieurs nexus qui pourront tourner au sein du « contexte sécurisé » de Palladium, chacun supportant éventuellement un noyau et une application « conventionnelle », laquelle sera protégée tant que sera invoquée la « session » NGSCB. En vulgarisant à l'extrême, on peut faire un parallèle entre ce mode de fonctionnement et une clef SSL : actif pour le temps que durera la transaction, indépendant du fonctionnement « classique » de la machine, invocable à l'occasion d'une fonction précise et surtout non mandatoire. Plus le temps passe, plus l'architecture de Palladium s'apparente à une architecture micro-noyau genre OS-9, Chorus ou QNX, et s'oriente vers des « règles comportementales » qui rappellent les travaux d'IBM en matière d'Autonomic Computing ou les travaux de Stanford et de Berkeley dans le domaine des « self healing-self configuring systems ». Reste que, fondamentalement, la philosophie de NGSCB s'oriente plus vers une sécurisation renforcée des E/S et des processus plutôt que vers une « élimination par désintégration » d'un processus soupçonné de faille, vers une segmentation « blindée » des noyaux tournant sans la moindre « DLL partagée » ou le plus petit « espace mémoire commun ».
« On pourra toujours casser une machine NGSCB », expliquait Bernard Ourghanlian directeur technique et sécurité de Microsoft France. « Mais l'attaque s'arrêtera là. Pour aller plus loin, il faudra casser la suivante, puis la suivante... ». Un procédé qui date... non, pas de Sun Tzu, mais de Montalembert.

