ArticleCybersécurité & Conformité
Seagate va supprimer 2900 emplois
Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour Seagate. Le constructeur de disques durs va ainsi licencier 7 % de ses salariés, soit environ 2900 personnes afin de réduire ses coûts de 150 M$, pour rester compétitif face à ses grands concurrents Maxtor et Hitachi. Le plan de restructuration affecte l'ensemble des activités du constructeur, des disques pour mobiles aux disques pour serveurs en passant par les disques pour PC de bureau.
Ce n'est pas la première fois que Seagate connaît des difficultés. Après plusieurs années noires, le constructeur a été racheté en 2000 par des fonds d'investissement privés, dont le très controversé et très secret Texas Pacific Group. Ces derniers se sont livrés à l'époque à une impitoyable chasse aux coûts, et sont parvenus à redresser le constructeur. A l'occasion d'une poussée de ses ventes (+ 22 % le trimestre avant son introduction), Seagate a ensuite été remis en bourse en 2002, générant au passage de copieux bénéfices pour Silver Lake, TPG et l'actuelle équipe de management.
Cette introduction opportuniste avait alors valu ce commentaire de John Monroe, le vice-président de Gartner : "Seagate est en meilleure forme que ses concurrents et en tout cas en bien meilleure forme que d'ici 3 ou 5 ans, après la concentration du secteur et notamment le mariage IBM/Hitachi". Sans surprise, 2 ans et demi auront suffi pour que le constructeur replonge dans le rouge...

