ArticleCybersécurité & Conformité
Spam : les bonnes résolutions de l'ONU
Un coup d'arrêt porté au Spam, c'est un peu comme le rasage gratis, une promesse aussi virtuelle que les mesures destinées à le combattre. C'est déjà le constat objectif que vient de tirer l'ONU après une conférence de trois jours. Combattre le spam ? Enfantin si tous les pays du monde voulaient se donner la main, concluent les délégués. Mais peut-on imaginer un instant une planète ou les intérêts généraux passeraient avant les profits de certaines nations ? Voir les accords de Kyoto sur les gaz à effet de serre. Car si le spam « coûte » 25 milliards de dollars par an et consume une énergie fantastique du coté des utilisateurs de courriel, il en rapporte pratiquement autant à ceux qui l'émettent, et dont on ne connaît pas les ramifications mafieuses.
« De toute manière, les dispositions nationales ne sont même pas respectées », estime un éditeur québécois, Vircom, spécialisé dans la lutte anti-spam (anti-pourriel dit-on dans la Belle Province). Selon lui, et sur près d'un demi millions de prospectus électroniques, seulement 0,01% des courriers respectent pleinement la loi , 0,02% indiquent clairement une adresse physique dans le corps du texte, 7% seulement offrent une adresse de réponse exacte, 31 % possèdent un intitulé « légitime », et, si 40 % des pourriels contiennent un accès à un mécanisme de désabonnement « opt out », 12 % seulement parviennent à le faire fonctionner (ndlr : ce sont plus souvent, doit-on le préciser, des « mécanismes de confirmation d'adresse » qu'il ne faut en aucun cas activer sous peine de voir le flux de spam enfler et tout submerger). Le communiqué de Vircom aiguille ses lecteurs vers une multitude d'études et de livres blancs portant sur le spam et les techniques d'invasion par e-mail.

