ArticleCybersécurité & Conformité
FAI et maisons de disques s'allient sur le dos des consommateurs
C'est ironiquement à l'Olympia que les fournisseurs d'accès à Internet ont rendu les armes devant l'oligopole des maisons de disques. Mercredi 28 juillet, les FAI et l'industrie musicale, ainsi que les associations d'ayants droits ont enterré la hache de guerre au nom " de la lutte contre le piratage". L'accord prévoit un soutien au développement de la musique légale en ligne avec l'engagement des maisons de disques de doper leurs catalogues numériques de 300000 à 600000 titres. Il prévoit aussi des campagnes de sensibilisation menées par les FAI.
Côté gouvernement, on promet aussi une éducation à la lutte contre le piratage dans les écoles, une première dénoncée par certaines associations d'utilisateurs comme la ligue Odebi. Il est vrai qu'assimiler P2P à piratage est un raccourci aussi brutal qu'assimiler l'enregistrement de programmes musicaux radio (la pratique historique) à du piratage. ».
Du texte, on risque toutefois de ne retenir que l'aspect répressif. Le gouvernement entend ainsi « faire de la lutte contre la piraterie sur Internet une priorité de l'action politique, policière et judiciaire », comme si le P2P menaçait la sécurité de l'Etat. La réalité semble plus crue. Le P2P remet en effet en question le modèle économique historique des cinq grands groupes mondiaux, qui contrôlent le marché de la musique et n'ont pas voulu ou pas su s'adapter aux réalités du monde de l'Internet. En France leur politique vis à vis des clients peut se résumer à la publicité récemment diffusée par leur syndicat professionnel, le SNEP qui se résume à une mains levée ne montrant qu'un seul doigt, celui du milieu. Une drôle de façon de voir la relation client...

