ArticleCybersécurité & Conformité
Le Conseil de l'Europe veut lutter contre les paradis du cybercrime
Empêcher la création de paradis pour les cyberdélinquants. C'est, semble-t-il, la principale préoccupation des polices européennes à en croire la conférence internationale sur la lutte contre le cybercrime organisée par le Conseil de l'Europe durant deux jours à Strasbourg. Accueillant quelque 200 participants, la France n'a eu de cesse d'encourager tous les pays à ratifier la convention du Conseil de l'Europe contre le cybercrime dont l'objectif est de renforcer la coopération internationale afin de combattre le crime électronique et d'harmoniser les procédures des différents Etats.
Les spécialistes présents ont notamment mis l'accent sur l'importance d'une coopération transfrontalière rapide pour mieux aider à l'interpellation des délinquants informatiques. L'un des problèmes rencontré par les forces de l'ordre est de trouver des traces d'attaques avant qu'elles ne disparaissent. Les policiers doivent notamment tracer les adresses IP des attaquants. Seul problème, peu de pays possèdent des législations contraignant les FAI à garder ces informations. A l'inverse, les prestataires sont souvent invités à se débarrasser de données potentiellement attentatoires à la vie privée. Une protection dont font peu de cas les forces de l'ordre au motif qu'elle empêcherait la poursuite efficace des criminels en ligne. Et de rappeler les erreurs commises dans la lutte contre le blanchiment d'argent : à savoir, laisser se mettre en place des îlots d'impunité sous couvert de respect des logiques privées.
Rappelons que la Convention qui est entrée en effet le 1er juillet, requièrt des pays signataires la criminalisation de quatre délits : ceux contre la confidentialité, l'intégrité ou la disponibilité des systèmes informatiques ; les crimes informatiques dont la fraude ; les délits liés au contenus (pornographie enfantine, contenus racistes et xénophobes...) ; et les violations des lois sur la propriété intellectuelle...

