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Sur les serveurs, les virus mutent et deviennent trop rapides

La rédaction

Selon l'étude de Commtouch, éditeur de logiciels anti-spam et antivirus pour messagerie, les virus qui mutent sur les serveurs de messagerie sont les plus dangereux car ils arrivent à détourner les protections des antivirus classiques. Traditionnellement, chaque variante d'un virus a une signature propre que les éditeurs d'antivirus identifient en analysant le contenu des mails pour développer un « vaccin » approprié. Jusqu'à 2006, les variantes de chaque virus étaient diffusées les unes après les autres, et sur suffisamment de courriers électroniques à la fois pour être détectables dès leurs propagations. Avec « Happy New Year ! » apparu dans les derniers jours de 2006, ce n'est plus le cas. Dès sa première mise en place par son créateur sur un serveur de messagerie, ce virus s'est mis à muter et ses premières variantes se sont diffusées en l'espace de quelques secondes. Commtouch a détecté 6342 variantes dans les 65 heures suivant son apparition, certaines n'étant présentes que sur un courrier électronique, d'autres dans une cinquantaine. Pour Commtouch, ce type de virus qui met en déroute les antivirus traditionnels devrait être le plus fréquent en 2007.

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