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Twitter peu utilisé pour recruter
Le site de micro-blogging n'est que marginalement un outil de recrutement selon une étude menée par Semiocast mais l'informatique y reste le secteur dominant.
Par Lemaire Bertrand
Selon une étude menée par Semiocast, sur les 1,8 millions de messages francophones publiés chaque jour sur Twitter, 4500 concernent le marché de l'emploi : demande ou offre de postes. Cela représente un peu plus de 2 pour mille des messages. 92% de ces messages sont des offres émanant de recruteurs, 5% des demandes de la part de chercheurs d'opportunités, le solde de messages divers autour de ce sujet.
Surtout des stagiaires
Les messages étant limités à 140 signes, le contenu est des plus brefs. Seulement 31% précisent ainsi le type de contrat des offres publiées. 57% des messages précisant le type de contrat concernent d'ailleurs des stages, 37% des CDI et 6% des CDD. Assez logiquement, ce sont les messages concernant des CDI qui sont le plus rediffusées (1,5 fois plus que les offres de stages).
Selon Semiocast, cette typologie est liée à la conviction des recruteurs que Twitter s'adresse surtout aux étudiants. L'agence de conseil en e-réputation avertit cependant que ne proposer que ce type de postes peut desservir la réputation de l'entreprise concernée. Celle-ci peut être ainsi repérée comme n'offrant que des stages. De plus, les responsabilités proposées ou l'urgence annoncée d'un recrutement peuvent être incompatibles avec un véritable stage, celui-ci pouvant n'être alors qu'une forme d'emploi dégradé.
79% des messages de recrutement émanent de comptes associés à des cabinets ou des sites de recrutement.
Profil de poste : informaticien dans la banque
Près de 20% des annonces concernent l'informatique, surtout le développement et en particulier le développement Java. Les commerciaux (8%) et chefs de projets (6%) sont les deux catégories suivantes.
Enfin, lorsque le secteur du recruteur est spécifié, il s'agit souvent du secteur de la finance, de la banque et de l'assurance (10% en cumulé), loin devant le bâtiment (2%) ou le tourisme (1%).

