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Un esprit ouvert pour gérer une presse libre

Nicolas Silberman est le directeur informatique du site de presse Mediapart. Il anime les relations entre la technique et les utilisateurs. Très impliqué dans la communauté Open Source, il garantit l'indépendance du titre vis-à-vis de ses prestataires. Et il protège des informations parfois très sensibles.

· 1 min de lecture

CIO : Mediapart est une entreprise de presse, fondée par Edwy Plenel, et qui a fait beaucoup parler d'elle au moment de l'affaire Bettencourt, notamment. Qu'est-ce que cela implique sur son système d'information ?

Nicolas Silberman : Médiapart été créée en 2008 et a atteint l'équilibre financier à l'automne 2010. C'est une entreprise indépendante de tout groupe. Son calendrier éditorial est fixé en toute indépendance, financé uniquement par les abonnements, sans aucune publicité. Lorsque la société a été créée, la priorité était avant tout de disposer d'une bonne rédaction. Toutes les fonctions support y compris l'informatique étaient donc largement externalisées. Depuis deux ans, nous ré-internalisons progressivement pour garantir notre indépendance technologique et notre réactivité.

CIO : Connaissez-vous une crise de croissance?

Nicolas Silberman : La période actuelle est intéressante à vivre. On peut encore se faire plaisir avec de beaux développements, ce qui n'est pas négligeable pour fidéliser des développeurs. Mais l'intérêt réside dans la bascule du mode start-up avec des bouts de scotch un peu partout à un mode PME industrielle avec des processus solides et un suivi de la qualité.

CIO : Quelles relations avez-vous avec les journalistes? Comprennent-ils bien les contraintes de sécurité lorsque vous gérez des documents sensibles, comme à l'époque de l'Affaire Bettencourt ?

Nicolas Silberman : C'est très variable selon les gens ! Pour l'usage des outils de base comme la bureautique ou l'entrée des articles dans notre outil de gestion de contenu, il n'y a pas de souci particulier. Pour les services de maintenance, nous cherchons plutôt à (...)

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