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La start-up SlashNext traque les menaces sur Internet
Basée sur le machine learning et sur des algorithmes d'intelligence artificielle, le système de détection des menaces de la start-up SlashNext analyse les comportements inhabituels comme le ferait un humain, assure son CEO, ancien collaborateur de FireEye.

Un ancien ingénieur de FireEye a créé une start-up dont les technologies à base d’intelligence artificielle vont concurrencer les plateformes de prévention des menaces de son précédent employeur. Dénommée SlashNext, la société propose avec Active Cyber Defense System un service recourant à un composant d’apprentissage dans le cloud. Celui-ci peut détecter des exfiltrations de données, des malwares, des exploitations de failles et des attaques d’ingénierie sociale, présente Atif Mushtaq, le fondateur et CEO de SlashNext. Il explique que son système analyse le trafic suspect comme le ferait un humain, ce qui lui permet notamment de repérer les attaques d’ingénierie sociale telles que les tentatives de phishing qui incitent les utilisateurs à cliquer sur des liens malveillants qui imitent les liens légitimes.
Un analyste en sécurité s’appuiera une base de connaissances et sur son expérience pour déterminer qu'une page malveillante diffère de la page réelle et pour détecter des attaques zero-day. De la même façon, le système de SlasNext sera pré-chargé avec des connaissances sur les attaques et il analysera le trafic comme un humain, en s’appuyant sur des algorithmes. « Notre technologie Progressive Learning est un jeu d’algorithmes qui utilise l’apprentissage machine pour bâtir les bases de connaissances principales », détaille Atif Mushtaq. « Mais les capacités d’auto-apprentissage et d’adaptation s’appuient sur nos algorithmes d’intelligence artificielle brevetés, écrits au-dessus de ce machine learning ».
Entièrement dans le cloud d'ici la fin de l'année
L’IA utilisée par SlashNext est décrit comme une automatisation du raisonnement cognitif humain pour tirer des conclusions et faire des prévisions. Le système analyse des sessions Internet entière, depuis les requêtes DNS jusqu'aux chargements de page, pour détecter des activités inappropriées. Comme la détection est basée sur le trafic réseau, tous les terminaux sont protégés quel que soit l’OS. Lorsqu’une menace est identifiée, les équipes de sécurité sont alertées. D’ici la fin de l’année, le système de défense doit être entièrement fourni depuis le cloud privé de SlashNext. Le trafic Internet des clients sera transféré vers le cloud, analysé et désinfecté avant d’être livré aux ordinateurs.
Pour l’instant, le trafic Internet bidirectionnel est filtré par des appliances qui sont rattachées aux commutateurs sur les sites des clients. Le trafic suspect est transmis depuis ces appliances vers le cloud pour analyse, explique le CEO. Le système ne requiert pas d’agents logiciels. Puisque le moteur d’analyse est situé dans le cloud, le système est évolutif et peut supporter d’importants réseaux. Son déploiement peut se faire en une vingtaine de minutes, assure le dirigeant en ajoutant qu’il présente un faible taux de faux positifs, typiquement pas plus d’une ou deux menaces mal identifiées par an par client.
Un 1er tour de table de 9 M$
Le fondateur de SlashNext indique qu’il a démarré sa société seul, en écrivant les algorithmes qui sous-tendent le système. Il a ensuite recruté d’autres ingénieurs pour l’aider à lancer le projet. Récemment, la start-up basée à Pleasanton, en Californie, a annoncé un premier tour de table de 9 M$ mené par Norwest Venture Partners et Wing Venture Capital, ce qui lui apporte au total plus de 10 M$ de fonds.
Pour l’instant, Active Cyber Defense System est disponible en Amérique du Nord. Atif Mushtaq ne donne pas de précisions sur les prix mais indique que les abonnements sont basés sur le nombre d’utilisateurs ou d’équipements.

