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Interview Joseph Graceffa, président du Clusir Nord : « Nous voulons nous

Président du Clusir Nord de France, Joseph Graceffa revient pour nous sur l'histoire du club de RSSI où les échanges riment avec partage et convivialité. Une dynamique qui devrait s'amplifier dans les années à venir.

La rédaction

Quelle est l’histoire du Clusir Nord de France ?

Le Clusir Nord de France est une association loi 1901 qui est née en décembre 2015. Elle regroupe une soixantaine d’adhérents composés d’utilisateurs de la sécurité des systèmes d’information et des offreurs. Nous avons plus d’utilisateurs que d’offreurs, car il faut que cela reste un club d’utilisateurs. Mais le club a une existence plus ancienne, car il est issu de plusieurs clubs qui se sont créés au fil des années et la première rencontre de RSSI a eu lieu en février 2001. Nous espérons donc fêter nos 20 ans l’année prochaine.

Comment est structurée l’association et quelles sont ces actions ?

Comme toutes les associations, nous avons un conseil d’administration composée de six membres. Deux sont des représentants des offreurs et quatre sont des RSSI. Sur les actions, nous organisons tous les mois des réunions ou des débats-conférences autour d’une thématique. En général, ces évènements réunissent une cinquantaine de membres et se terminent par un moment de convivialité et d’échanges autour d’un verre et d’un buffet. Nous tenons beaucoup à garder cet esprit convivial.

Comment sont choisies les thématiques ?

Il n’existe pas de groupe de travail comme c’est le cas dans d’autres Clusir ou au Clusif. Les membres expriment des besoins, des attentes, tout comme le bureau de l’association qui lors de conférences peuvent saisir l’opportunité d’une thématique. Tous les mois, il y a une réflexion pour trouver les sujets, les intervenants.

Pouvez-vous nous donner des exemples de sujets ?

L’année dernière, nous avons eu des retours d’expérience de la part des offreurs avec ou sans clients, mais aussi des retours techniques. Par exemple, une session a porté sur la sécurité des technologies de microservices avec un focus sur les conteneurs Docker et l’outil Kubernetes. Un sujet que nous avions traité il y a quelques années, mais qui arrive en force au sein des entreprises. Plusieurs retours d’expérience ont également été organisés sur les APT, sur les audits côté clients/offreurs, sur les SOC et le Bug Bounty.

Existe-t-il un retour sur ces rencontres ?

Il n’y a pas de production de contenus. Après les réunions, il y a un échange convivial entre les membres et les conférenciers. Nous demandons l’accord de ces derniers pour transmettre leur support, car il faut respecter la confidentialité des données et des échanges aussi. À l’avenir, nous allons étudier le fait de créer du contenu, mais c’est du travail et nous sommes bénévoles.

Quelles sont les thématiques que vous souhaiteriez aborder ?

Il n’y pas d’agenda fixe sur les thématiques, mais plutôt des intérêts en fonction de l’actualité. Dans les attentes, il y a une appétence pour savoir comment ont été traitées les grandes attaques par ransomware qui ont fait l’actualité l’année dernière. Nous voulons aussi en savoir plus sur les nouvelles attaques de phishing qui touchent toutes les entreprises. De même, nous sommes partenaires avec Cybermaveillance.gouv.fr et le Clusif et nous souhaiterions avoir leurs feedback.

Le cyber campus va devenir une réalité, êtes-vous intéressés par cette aventure ?

À l’occasion du FIC, nous avons eu des discussions avec Michel Van Der Berghe (NDLR : Le Premier ministre a chargé le DG d’Orange Cyberdéfense de réaliser un rapport sur la création d’un cyber campus) autour de ce sujet. En tant que club utilisateurs, nous nous attendons à avoir des instances où l’on puisse rencontrer, partager, échanger d’autres RSSI, d’autres clubs en France, en région, à Paris. On attend cela avec impatience. Dans l’idéal, s’il peut y avoir une antenne dans la région Nord, cela facilitera le travail de nos membres.

Quelle va être la feuille de route du Clusir Nord pour l’année à venir ?

Il y a plusieurs axes de travail que nous allons proposer à l’Assemblée Générale. En premier lieu, nous voulons nous ouvrir plus aux PME et intensifier notre rôle de partage à destination de ces membres. L’ouverture s’étendra également au monde des start-ups. Certaines échangent déjà avec nous sur les exigences de sécurité des donneurs d’ordres que sont nos membres. Par ailleurs, nous souhaitons améliorer et renforcer la qualité des intervenants aux conférences-débats. Il y a une volonté pour le Clusir Nord de France de passer à une vitesse supérieure.

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