Aller au contenu

Préférences et cookies

Afin d’améliorer votre expérience sur notre site et de réaliser des statistiques de visites, nous utilisons des cookies. Rien n’est déposé sans votre accord, et le refus n’enlève l’accès à aucun contenu. Ce choix peut être modifié à tout moment.

Gérer les traceursVos données

Personnaliser

ArticleCybersécurité & Conformité

Des entreprises jouent leur survie en cas de cyberattaque

Selon une étude du cyber-assureur Hiscox, une entreprise sur six victime d'une cyberattaque en 2020 ont déclaré avoir risqué de peu la faillite.

La rédaction

La proportion d'entreprises ayant subi au moins une cyber-attaque significative est passée de 38% à 43% en un an selon une étude du cyber-assureur Hiscox. 27 % ont subi au moins 10 cyber-incidents sur l'année écoulée. Les conséquences peuvent être graves puisqu'une entreprise sur six cyber-attaquée l'an dernier déclare avoir risqué de peu la faillite. Mais la situation est très variable selon la maturité des entreprises en matière de cyber-résilience et les pays. Plus une entreprise est mature, mieux elle résiste bien entendu.

Première conséquence : le budget consacré à la cyber-sécurité continue son explosion. Avec une progression de 63 %, il atteint désormais 21% du budget informatique. A l'inverse, la souscription d'une assurance dédiée aux cyber-risques progresse à peine, passant en un an de 26% à 27% d'entreprises souscriptrices, avec des proportions s'accroissant avec la maturité et la taille des entreprises. Les différents pays font face à des marchés assez différents. Ainsi, en France, près de la moitié des entreprises a subi une cyber-attaque l'année écoulée contre à peine plus d'un tiers (34%) l'année précédente. Les coûts des attaques sont les plus élevés en Allemagne (21 818 euros e moyenne), pays qui est aussi le champion du budget SSI (cinq millions d'euros en moyenne). A l'inverse, la Belgique est la plus pingre (1,7 millions d'euros de budget SSI en moyenne) et le pays aux attaques par ransomwares les plus fréquentes (19 % des entreprises). Le mauvais élève est l'Espagne, pays où les attaques sont les plus nombreuses (53 % d'entreprises touchées) et les entreprises les moins matures (9% de cyber-expertes dans le classement Hiscox).

Si le ransomware est évidemment en forte progression et la vedette incontestée des cyber-attaques, ce n'est pas la seule. Les ransomwares entrent dans le SI en général via un phishing (65% des cas). Parmi les entreprises victimes de ransomwares, le taux de paiement de la rançon est très variable selon les pays : 21 % aux Etats-Unis ou en Allemagne, 19 % en France, 7 % en Espagne, 6 % en Irlande et aux Pays-Bas. 36% des entreprises ont dû faire face à une infection par virus (hors ransomware), 31% à un piratage de messagerie professionnelle, 28% à une attaque par déni de service distribué (DDoS - Distributed Denial of Service), 21 % à un détournement des ressources IT (notamment l'hébergement d'un malware ou le piratage de l'infrastructure pour développer de la cryptomonnaie).

Newsletter

La Quotidienne LMI

Recevez chaque matin l’actualité IT de la rédaction.

Des entreprises jouent leur survie en cas de cyberattaque