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IBM pousse l'orchestration des agents IA

A l'occasion de sa conférence TechXchange, IBM a présenté des mises à jour de watsonX orchestrate et l'assistant IA pour les mainframes. Il a par ailleurs renforcé la sécurité des données avec Guardium Cryptography Manager.

La rédaction

L’IA était au centre des débats lors de la conférence TechXchange d’IBM qui s’est tenue à Atlanta début octobre. La firme a dévoilé des mises à jour de la gamme watsonX et un outil de gestion du chiffrement prêt pour le quantique. En premier lieu, Big Blue propose une actualisation de sa plateforme d’orchestration des agents IA.

Différents outils et agents pré-intégrés

WatsonX Orchestrate propose plus de 500 outils et agents personnalisables en fonction des métiers. IBM livre des agents pré-intégrés pour la finance, la logistique ou le service client. De son côté, AgentOps offre une surveillance en temps réel et des contrôles basés sur des politiques pour l'observabilité et la gouvernance, afin de garantir que les agents se comportent de manière fiable et sécurisée. « Les spécialistes peuvent surveiller l'utilisation, les taux de réussite et les latences, le tout à partir d'un tableau de bord unifié. La plateforme propose des workflows agentiques pour que les développeurs puissent créer des flux IA standardisés et réutilisables. Par ailleurs, elle supporte le logiciel low-code open source Langflow avec lequel les clients peuvent créer des agents et des flux à l'aide d'un générateur visuel de type glisser-déposer.

« Les agents d’IA sont faits pour agir de manière autonome. Mais lorsque la précision, la conformité et la répétabilité sont essentielles, l'autonomie doit s'accompagner d'une structure. C'est là qu'interviennent les workflows agentiques de watsonx Orchestrate. Et grâce à l'intégration de Langflow, les utilisateurs peuvent concevoir, visualiser et gérer des flux complexes… [et développer] des workflows prévisibles, vérifiables et réutilisables », a écrit Suzanne Livingston, vice-présidente de la gestion des produits chez IBM Watson Orchestrate, dans un article de blog. La sécurité est aussi de mise avec la surveillance de la production des agents IA pour garantir l’application automatique de garde-fous et de politiques prédéfinis. Il évite ainsi les attaques par injection de prompt et l’accès non autorisé aux données. Enfin, Orchestrate prend maintenant en charge Groq de xAI.

Un effort sur les systèmes Z

Pour la communauté mainframe, IBM a annoncé la version 3 de watsonx Assistant for Z, laquelle comprend des agents préconfigurés « pour améliorer l’usage de ces agents par les clients mainframe dans la résolution des problèmes, automatiser des tâches répétitives et résoudre des incidents plus rapidement », comme l’a déclaré Tina Tarquinio, vice-présidente, gestion des produits pour IBM Z et LinuxONE. « Les agents sont alimentés par la technologie de génération augmentée de récupération zRAG (Retrieval-Augmented Generation) spécifique au système z, avec un contenu sélectionné qui accélère l'intégration et le transfert de connaissances », a ajouté Mme Tarquinio. « Ces agents peuvent effectuer des flux de travail complexes. Ils peuvent gérer plusieurs tâches à la fois, et on peut les empiler », a-t-elle poursuivi. « Dans les environnements critiques où fonctionnent les mainframes, le contexte, la conscience et la mémoire sont essentiels. Cela signifie que lorsque l’on communique avec les agents et que l’on travaille avec leur aide, ils peuvent vraiment comprendre le fil conducteur des questions posées et continuer à fournir des réponses rapidement. Pour les clients qui utilisent ces agents pour acquérir de nouvelles compétences et stimuler leur productivité, c'est absolument essentiel », a estimé Mme Tarquinio.

Toujours dans le domaine des mainframes, Big Blue a annoncé la mise sur le marché de son accélérateur Spyre. Celui-ci avait été dévoilé en août 2024. Gravé en 5 nm, il offre des capacités de calcul supplémentaires en matière d'intelligence artificielle. Sur une carte PCIe, le Spyre contient 1 To de mémoire et 32 unités de traitement pour l’IA qui partageront une architecture similaire à l'accélérateur IA intégré dans la puce Telum 2. Cet accélérateur a été conçu pour les tâches d'inférence de l’IA avec une efficacité et une évolutivité élevées, en particulier pour les modèles complexes et l'IA générative. Selon IBM, l'idée est d'intégrer l'IA dans les charges de travail critiques et de prendre en charge de nouvelles applications hautes performances comme la détection avancée des fraudes, l'optimisation de la chaîne d'approvisionnement et la prise de décision automatisée avec des performances et une sécurité élevées.

Optimisation de Guardium Cryptography Manager

IBM a également amélioré son logiciel Guardium Cryptography Manager pour aider ses clients à mieux sécuriser les données sensibles de leur entreprise. « La sécurité des données atteint un point d'inflexion critique. Les informations sensibles se répandent dans les environnements hybrides, élargissant la surface d'attaque et compliquant le chiffrement et la gouvernance », a écrit Vishal Kamat, vice-président de la sécurité des données chez IBM, dans un article de blog. « Dans le même temps, on prévoit que l'informatique quantique introduira des risques importants : les algorithmes de chiffrement, sur lesquels s'appuient la majorité des entreprises, seront piratés, exposant les données chiffrées actuelles. » Un rapport de l'IBM Institute for Business Value cité par M. Kamat révèle que seules 30 % des entreprises ont réalisé un inventaire cryptographique, ce qui signifie que la majorité d’entre elles n’ont pas idée des vulnérabilités actuelles et des risques quantiques émergents ». « Cet écart est préoccupant. C'est là que Cryptography Manager a un rôle à jouer ». L’outil introduit des capacités de correction natives, des intégrations de découverte étendues et des fonctionnalités améliorées d'évaluation des risques. « Grâce à ces ajouts, les entreprises peuvent aller au-delà de la visibilité et de l'application des politiques pour passer à la correction active des risques cryptographiques », a affirmé M. Kamat.

Les dernières fonctionnalités comprennent un score de risque d'entreprise qui apporte une vue cumulative de la posture de risque cryptographique à l'échelle de l'entreprise, ce qui facilite la hiérarchisation des priorités et apporte de la visibilité au niveau de la direction. De plus, l'introduction d’intégrations API pilotées par l'interface utilisateur avec des scanners de vulnérabilité comme Nessus et Qualys, améliore la couverture des actifs et la visibilité de la posture. Par ailleurs, l’ajout de politiques prêtes à l'emploi alignées sur la gestion des actifs et l'hygiène cryptographique, améliore l'application des politiques et la préparation aux audits. Une nouvelle automatisation basée sur des politiques permet de déclencher des workflows de correction en cas de violations à haut risque. La détection automatisée des lacunes de chiffrement et l’envoi de demandes de correction protègent les données sensibles en utilisant les capacités de chiffrement natives de chaque base de données. Enfin, la prise en charge du chiffrement natif et la gestion du cycle de vie des clés pour Oracle, IBM Db2, MySQL, MongoDB, PostgreSQL, IBM Informix, IBM DataStax et Scylla.

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