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Faciliter la migration, l'identification et la conformité des données
Sans surprise, le volume des données explose dans les entreprises et celles-ci proviennent d’une multitude de sources. Selon l’enquête Market Pulse menée entre autres par IDG Research en 2022, 20 % des entreprises sondées puisaient à partir de 1 000 sources de données ou plus pour alimenter leurs systèmes de veille économique et d'analyse. Qui plus est, la grande majorité de ces données, de 80 à 90 % (selon le rapport de GigaOm), sont non structurées, ce qui signifie qu'elles ne sont pas organisées de manière prédéfinie (contrairement, par exemple, à une base de données de noms et d'adresses). De plus, ces données ne sont pas non plus classées et ordonnées. « La majorité des organisations stockent leurs données (chaudes et froides) dans le même environnement en raison d'un manque de visibilité et de contrôle, ce qui engendre d'énormes dépenses de stockage », constate d’ailleurs Chris Lowman, Business Development Representative chez Komprise. À en croire les cabinets d’études, la quantité de données non structurées que les entreprises stockent devrait se multiplier, Statista estime même que le volume global de données générées dans le monde devrait dépasser les 180 zettaoctets à l’horizon 2025, soit une croissance annuelle moyenne de près de 40 %. Et aucun signe de ralentissement n’est à prévoir…
Dans ce contexte, des acteurs historiques et des nouveaux venus s’activent à rendre plus simple cette gestion pharaonique des données et de leur cycle de vie. Comment ? En les déplaçant automatiquement de manière transparente et optimale vers plusieurs cibles (sur site ou dans le cloud) selon les besoins et leur importance et en évaluant le retour sur investissement de leur déplacement. « Il y a un enjeu technique, mais aussi économique dans cette stratégie de positionner les données sur le bon support et au bon endroit, nos clients nous demandent de les aider dans cette logique financière », ajoute d’ailleurs Olivier Tant, Solution Business Manager chez HPE. De plus, il faut également mieux identifier les données via la gestion des métadonnées et d’en assurer ainsi un meilleur contrôle, c’est d’autant plus important à l’heure où la conformité autour des données se durcit. « Hormis les aspects patrimoniaux pour préserver l’accès aux données au fil du temps, les entreprises doivent aussi prendre en compte cet aspect de compliance à des fins réglementaires », confirme Olivier Tant.
Des plateformes plus agiles pour faciliter le déplacement
À en croire nos interlocuteurs sondés dans ce dossier, le data management est un vaste sujet, souvent complexe, le besoin d’innover est continu dans ce domaine en raison de la forte volumétrie des données, de la valeur que l’entreprise peut en extraire, sans oublier les obligations réglementaires et sécuritaires toujours plus contraignantes autour des données. Sur le terrain, les entreprises l’ont bien compris et ne veulent plus restées dans des modèles anciens, lents et plus forcément adaptés à leurs besoins d’aujourd’hui. Elles font aussi face à une hétérogénéité de leurs équipements. Mais comme le mentionne Ferhat Kaddour, VP Sales & Alliance et marketing chez Atempo, la solution unique qui sait tout faire dans des environnements complexes n’existe pas. En termes de migration et pour toutes les raisons citées précédemment, les entreprises sont toujours plus nombreuses à se tourner vers des plateformes agiles et agnostiques capables de déplacer les données non structurées dans des environnements hybrides et multicloud, quitte à rajouter in fine des silos supplémentaires. Ces plateformes sont fournies par des éditeurs innovants arrivés il y a quelques années (voir la 3e partie du dossier), mais aussi par les acteurs historiques du stockage (voir partie 2) qui se sont aussi emparés de cette problématique spécifique liée au déplacement des données en misant surtout sur les capacités natives de leurs plateformes de stockage.
Quant à l’identification des données, elle repose en partie sur la gestion des métadonnées. Pour Guillaume Bodet, l’un des co-fondateurs de la plateforme de découverte des données (Data Catalog) Zeenea et qui occupe aujourd’hui le poste de Chief Product & Technology Officer, c’est un passage obligatoire permettant d’identifier les données ; les entreprises, là aussi, sont trop longtemps restées axées sur des solutions centrées sur l’IT comme les progiciels spécialisés que seuls les experts et spécialistes pouvaient maîtriser. Aujourd’hui, toute la population dans l’entreprise, les métiers notamment, est concernée, elle souhaite tirer parti de la valeur de toutes les données souvent présentes dans les datalakes de l’entreprise, et ce, sans passer par les techniciens et ingénieurs, des intermédiaires souvent sursollicités par les demandes. Bref, les métiers veulent se servir et s'auto-éduquer grâce, là aussi, à des solutions adaptées (voir 4e partie du dossier).