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Silicon Valley 2012 : Virtualisation, big data et mémoire flash au 1er plan

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

En mars dernier, nous étions de retour à San Francisco avec une dizaine de journalistes français et européens pour la huitième édition de l'IT Press tour organisé par Condor Consulting. L'occasion de rencontrer des start-ups et des sociétés innovantes pour vous dresser un état des technologies en cours de développement et d'adoption aux États-Unis.

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Article 1 sur 8

Ring 4 chez Scality, Big data chez RainStor et stockage flash chez Nimbus Data

Par La RédactionPublié le 10 août 20125 min de lecture

Première étape dans le quartier d'affaire de San Francisco pour rencontrer une nouvelle fois Jérôme Lecat, le CEO de Scality. L'occasion de parler de Ring 4.0, la dernière version de la solution de stockage scale-out poussée par la start-up franco-californienne. Cette société spécialisée dans le stockage cloud présente comme particularité de faire travailler des ingénieurs français qui sont moins chers et beaucoup plus productifs que leurs homologues américains selon Jérôme Lecat. Un écho que nous avions déjà eu l'année dernière auprès de jeunes entrepreneurs rencontrés dans un incubateur de start-ups à Sunnyvale.  Une quarantaine de personnes travaillent déjà pour Scality des deux côtés de l'Atlantique et cette équipe sera bientôt renforcée par l'arrivée d'un nom bien connu dans le milieu du stockage en tant que directeur de la stratégie produit.

Alternative meilleur marché au SAN, le RING de Scality se présente toujours comme une plate-forme de stockage distribué à travers des noeuds de serveurs Linux x86 standards. Pour la version 4.0 plusieurs points ont été revus. " Le travail a commencé, il y a un an pour certains composants comme le système de fichiers. Pour ce dernier, nous ne sommes pas repartis de zéro, c'était trop de travail de tout reconstruire. Nous nous sommes concentrés sur certains points comme le déplacement des gros fichiers. Nous développons également une solution NFS qui n'est pas encore prête, mais qui sera très utile pour nos clients ".

Evolution de l'anneau de Scality 

Ring 4.0 propose une architecture qui diffère des précédentes versions avec un anneau supplémentaire dédié à la gestion des métadonnées (le ring app server), mais toujours en liaison avec les noeuds de stockage de l'anneau principal (le data ring). Et pour réduire le temps de latence, ce second ring, celui des métadonnées, utilise des disques flash pour accélérer l'accès aux données. S'appuyant sur une étude préliminaire réalisée par le cabinet d'étude ESG Lab, Jérôme Lecat annonce un temps de réponse de 7,05 ms. La version finale de ce rapport sera publiée à l'occasion du prochain Storage Networking World (du 2 au 5 avril à Dallas). Cette étude souligne également que cette architecture de stockage distribuée assure des performances élevées en terme d'IOPS pour l'accès à de petits fichiers et fournit une bande passante élevée pour l'accès à de gros fichiers.

Depuis son lancement, Scality gère un pétaoctet de données chez les clients : chez France Télévision par exemple avec des noeuds répartis dans des centres en France métropolitaine et dans les territoires d'outre-mer. Pour assurer son avenir, la société a toutefois besoin de passer à la vitesse supérieure avec des ventes de plusieurs pétaoctets. Le dirigeant se montre confiant sur le sujet avec des projections optimistes et un coût aux 100 To très compétitif face à une solution NAS (950 000 dollars contre 180 000 dollars pour Scality selon une étude Forrester). Face à un Amazon S3 les tarifs sont plus proches (180 000 dollars également), mais Scality permet ici de créer son cloud de stockage privé.

Une base de donnée Hadoop ready chez RainStor

Nous avons poursuivi la journée avec une visite chez RainStor, toujours à San Francisco. Fondée par des Britanniques, cette start-up propose une base de données SQL spécialement taillée pour le big data et le traitement décisionnel.

Multistructure, la solution de RainStor supporte nativement le système de fichiers HDFS, celui d'Hadoop. Rappelons qu'Hadoop est  un agrégateur Open Source de données structurées et non structurées qui permettent d'analyser d'énormes volumes d'informations. En exécutant sa base de données nativement sur Hadoop, RainStor indique qu'il est possible d'interroger et d'analyser plus rapidement ces informations multi-structurées. 

John Bandleman, le CEO de la compagnie, nous a expliqué qu'un des points forts de sa base est la compression drastique des données (dans un ratio de 40:1) et ce afin de réduire les coûts de possession du stockage. Second étage de la solution l'analytique avec une passerelle SQL et Oracle vers MapReduce. Cela concerne l'ensemble des données compressées, à la fois structurées et non structurées, en cours d'exécution les clusters HDFS.

Deux baies de stockage 100% flash 

Nous avons terminé notre journée avec une dernière rencontre avec Nimbus Data dans un hôtel de la Silicon Valley en état de siège. Mitt Romney organisait en effet un diner à 25 000 dollars le couvert pour lever des fonds pour sa campagne à l'investiture républicaine pour la prochaine élection présidentielle américaine. Cernés par les manifestants, les membres des services secrets et la police du comté de Redwood City, nous avons pu discuter avec Thomas Isakovitch, le CEO de Nimbus Data, de ses baies de stockage flash.

Avec les E-Class (classe entreprise), la start-up propose un système de stockage entièrement redondant d'une capacité de 10 à 500 To reposant sur des modules flash EMLC (400 ou 800 Go) dotés d'une interface SAS. Ce système  utilise un système d'exploitation basé sur Linux avec des fonctions de déduplicaton, de snapshot, de réplication et de chiffrement. Si le coût au gigaoctet est d'environ 10 dollars, le système se rattrape avec une consommation électrique de 5 watts par téraoctet, ce qui revient à économiser près de 80% sur les coûts habituels de refroidissement avec des disques durs SAS 15K nous a indiqué le dirigeant.

À coté du E-class, Nimbus propose le S-class. Si le premier est constitué d'une paire de contrôleurs redondants et accueille jusqu'à 24 modules flash par rack 2U (avec un maximum de 10 To par rack), le second se contente de 5 To par unité. Avec ses deux plates-formes, la start-up fondée en 2006 vise le marché de la consolidation du stockage dans les environnements de serveurs virtualisés, les infrastructures web, des clusters de bases de données, les solutions VDI (Virtual Desktop Infrastructure) et enfin le HPC.

Le système S-Class a un prix de départ de 25 000 $ pour une configuration 2,5 To. La baie Classe E commence à 149 995 $ pour une configuration 10 To, ce qui fait un tarif de 10 $ par gigaoctet, plus 25 000 $ pour chaque contrôleur.

Nous poursuivrons notre programme très dense demain avec Engine Yard, une plateforme SaaS pour le développement d'applications, NextGen Storage et son appliance d'optimisation de la performance des systèmes de stockage et enfin la très intéressante  solution de virtualisation de bases de données de Delphix.

Article 2 sur 8

Nicira, un joyau parmi les start-ups de la virtualisation réseau

Par La RédactionPublié le 10 août 20125 min de lecture

Le lancement de la start-up Nicira Networks (vigilance en sanscrit) en 2008 était un des plus attendus dans la Silicon Valley. Elle a été fondée par les chercheurs Martin Casado et Nick McKeown, de l'Université Stanford, et Scott Shenker, de l'Université de Californie à Berkeley. La société a levé près de 50 millions de dollars auprès d'investisseurs comme Andreessen Horowitz, Lightspeed Venture Partners, ou encore AEN, et attiré des sommités de l'industrie numérique, Diane Greene (co-fondatrice de VMware) et Andy Rachleff. Greene (fondateur de Benchmark Capital). 

Pourquoi cet enthousiasme : la start-up s'est attaquée à un verrou qui ralentit aujourd'hui les performances et donc le développement du cloud ; la virtualisation du réseau. Nicira ambitionne tout simplement d'assurer la virtualisation du réseau d'un datacenter, de sorte que le réseau peut devenir plus agile et facilement portable pour supporter la mobilité des machines virtuelles et la variation de la charge de travail au sein et entre les centres de calcul. Et depuis notre visite, Nicira a été racheté par VMwar en juillet dernier.

Un modèle VMware

La start-up est par exemple à l'origine des initiatives OpenFlow et OpenSwitch. En substance donc, Nicira veut faire pour le réseau ce que VMware a fait pour les serveurs : employer le même modèle opérationnel de VM afin de segmenter le réseau pour déplacer des switchs sans interruption de service. Nicira explique que cela va enlever le goulot d'étranglement qui pénalise le dynamique cloud computing à la demande, c'est-à-dire les architectures réseau complexes, intégrées verticalement, fragiles et coûteuses. « Le réseau est la barrière vers le cloud », nous a expliqué Alan Cohen, vice-président marketing chez Nicira. « La configuration du réseau est difficile » quand les machines virtuelles sont mobiles ou lors de la fourniture de services à un nouvel utilisateur. «Il faut en moyenne sept jours pour mettre en place un réseau pour une nouvelle application ». Avec la virtualisation, cela ne devrait prendre que 30 secondes pour préparer le réseau pour une nouvelle application, souligne le dirigeant. C'est l'objectif de NVP la plate-forme de virtualisation de réseaux de Nicira , un logiciel installé sur des serveurs dédiés pour gérer les commutateurs virtuels des serveurs du centre de calcul. 

Piloter les switchs depuis un serveur dédié

NVP reproduit toutes les caractéristiques du réseau d'un datacenter physique - telles que les politiques de sécurité, la qualité de service (QoS), la couche 2 pour l'accessibilité et des capacités de services de niveau supérieur telles qu'un pare-feu complet - et inclut des API pour les hyperviseurs et les outils d'orchestration pour coordonner le fonctionnement avec le monde virtuel. Nicira pousse également son API OpenFlow dans les datacenters pour être en mesure d'accéder, de manipuler et de tester les routeurs et les commutateurs pour diriger le trafic sur les réseaux. Pour les outils d'orchestration, Nicira avance son l'API de son projet Quantum qui entre dans le cahier des charges OpenStack pour définir un cloud Open Source. Une initiative auquel Nicira participe activement. 

Le travail de Martin Casado à Stanford, aujourd'hui CTO de Nicira, a conduit à la création d'OpenFlow, un catalyseur de réseau comme le définit le concept SDN (Software-Defined Networking). Ce protocole a été initié en 2007 par l'université de Stanford pour gérer les réseaux entre les campus universitaires. Depuis 2011, une fondation baptisée ONF (Open Networking Foundation) regroupe plusieurs acteurs de l'IT, Facebook, Google, Microsoft, Deutsche Telekom, Yahoo, Broadcom, Brocade, Ciena, Extreme Networks, Citrix, Dell, Ericsson, Force10, HP, IBM, Juniper, Marvell, NEC, Netgear, Verizon et VMware, travaillent sur autre approche du réseau, autour du concept de SDN (Software Defined Networking). Le Software-Defined Networking permet à un contrôleur externe de diriger toute l'infrastructure de commutation et/ou de routage. Il permet de programmer et de configurer le logiciel au niveau de chaque élément du réseau sans intervention manuelle. 

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Cisco qui voit remise en cause sa mainmise sur les switchs pour Datacenter est bien sûr absent de ce projet et travaille avec une start-up interne sur une solution concurrente. Mais l'impact du SDN sur l'industrie de réseau, dont Cisco est le fournisseur dominant, ne se fera sentir que dans plusieurs années. Au final, l'intelligence du réseau sera aspirée hors de la configuration matérielle et logée dans les contrôleurs à la périphérie du réseau, agissant comme un cerveau de niveau 3 meilleur marché que les matrices de commutation IP. Cisco se prépare donc activement à l'émergence d'OpenFlow et du SDN. Comme nous l'avons déjà précisé, l'équipementier a déclaré son intention d'ajouter le support du protocole OpenFlow dans ses commutateurs Nexus, mais au-delà, ses plans pour contrer la menace du SDN ne sont pas très clairs. 

NVP et SDN permettent de traiter le réseau physique comme un fond de panier IP. Cela permet la création dynamique de réseaux virtuels qui soutiennent la mobilité des VM au sein ou entre les centres de calcul sans interruption de service ou de changement d'adresse, souligne Nicira. Les approches traditionnelles - le domaine de Cisco - peuvent laisser sous-utilisées de 20% à 30% des capacités serveurs dans les datacenters ce qui contribue à faire grimper les coûts du réseau, selon Nicira. La société affirme qu'avec sa solution NVP, il est possible de récupérer jusqu'à 20 millions de dollars en coûts d'immobilisation et d'exploitation dans une datacenter avec 40 000 services et un million de machines virtuelles. 

NVP est compatible avec n'importe quel équipement réseau pour datacenter, avance la start-up, et peut être déployé sans interruption sur n'importe quel réseau existant. Il permet également aux futurs changements au matériel de réseau sans perturber les opérations du réseau virtuel, avance encore Nicira. Disponible depuis juillet dernier, NVP est en cours d'utilisation chez AT&T, eBay, Fidelity Investments, NTT et Rackspace.

Article 3 sur 8

Delphix virtualise les bases de données

Par La RédactionPublié le 10 août 20124 min de lecture

Parmi les tâches informatiques qui peuvent consommer beaucoup de temps, le clonage de base de données est un des problèmes récurrents dans les datacenters. Les tests et développements, l'entreposage de données, et le support, entre autres, demandent régulièrement une copie des bases de données en production. Et chaque fois, il est nécessaire de provisionner les ressources en serveur et en stockage pour héberger toutes ces copies de bases de données. En outre, les données deviennent obsolètes presque aussitôt avoir été dupliquées, et il peut être difficile ensuite de suivre les différentes évolutions des SGBD pour les supprimer ou les faire mettre à jour.

Fort de ce constat, la start-up Delphix, fondée par Jedidiah Yuehen en 2008, avance sa solution de virtualisation de bases de données. Avec le concours des fonds d'investissement Greylock Partners et Lightspeed Venture Partners (à hauteur de 20 millions de dollars), Jed Yueh a développé une idée qui a jailli suite au rachat de sa précédente start-up Avamar (spécialisée dans la déduplication de données) par EMC en 2006. « Les bases de données ont une structure unique avec des blocs souvent uniques. La déduplication de ces données nécessite une approche particulière, car il est nécessaire de garder l'application en production ».

Filtrage et compression des données

Delphix a développé un outil capable de virtualiser les bases de données. En quelques mots, le logiciel crée un clone complet en lecture / écriture des bases de données Oracle 9, 10 et 11 en production. Ces clones sont générés automatiquement à partir des clichés et les fichiers journalisés, et ils ont besoin de moitié moins de l'espace de stockage que la base de données primaire (de 5 à 2,5 To), selon Jed Yueh. Grâce à une forme de déduplication, au filtrage et surtout à la compression, une seule base virtualisée peut alimenter plusieurs usages. « On ne détruit pas de données, elles sont partagées entre les bases virtuelles ». Seule limite, il est encore impossible de prendre certaines parties la base, il est nécessaire de virtualiser l'ensemble. « La création de bases de données virtuelles ne nécessite pas de capacité de stockage supplémentaire et tout est entièrement automatisé par le biais du serveur Delphix, les développeurs peuvent faire tourner des bases de données virtuelles à la volée et créer des environnements de bases de données avec peu ou pas d'investissements supplémentaires dans les infrastructures » précise M. Yueh. La base de données virtuelle se synchronise régulièrement avec la base de données primaire, avec un décalage de 1 à 3 secondes; les données modifiées sont envoyées progressivement à la base de données virtuelle, afin de réduire la charge de travail de l'infrastructure.

Dans l'ensemble, Delphix vise à consolider les ressources des centres de calcul et accélérer les tests, les cycles de développement, de déploiement, de gestion et de mise à niveau d'applications. « Notre outil cible les données dans les databases comme VMware le fait pour les processeurs », nous a indiqué le dirigeant.

En outre, Delphix sécurise les portails en self-service en permettant de définir des politiques IT et de stockage afin que les utilisateurs puissent s'auto-allouer des ressources. Par exemple, si un développeur a besoin d'une copie de la base de données ERP de l'entreprise, il peut lui-même la virtualiser. Delphix garantit un accès rapide et la fraîcheur des données, et lorsque le projet est terminé, la base de données virtuelle peut être supprimée et les ressources réabsorbées.

Support à venir de SQL Server

Jed Yueh a souligné que, le point le plus important, est que le serveur Delphix (l'application doit être installé sur un serveur avant la réplication de la SGBD) garantit l'exactitude des données et réduit les risques dans le l'environnement de production, puisque les utilisateurs peuvent créer et récupérer les bases de données virtuelles à partir de n'importe quel point de sauvegarde dans le temps. Il est même possible de comparer plusieurs points de sauvegarde dans le temps. De plus, l'utilisation de « vraies » répliques des bases de données augmente la qualité et la stabilité de l'application en production. « On fournit les données à la database et elle fait ce qu'elle a à faire. On ne se coupe pas des applications ».
Aujourd'hui limité aux produits d'Oracle, Delphix s'ouvrira prochainement à DB2 et SQL Server (au troisième trimestre pour être plus précis) et des applications comme Sharepoint ou Exchange pourraient également être concernées.

Basée à Menlo Park, dans le même immeuble qu'Arista Networks, Delphix posséde à ce jour 75 personnes et réunit parmi ses petits investisseurs des noms aussi prestigieux qu'Andy Bechtolsheim, co-fondateur de Sun, et David Cheriton de Stanford.

Article 4 sur 8

Cluster SSD et dédup chez SolidFire

Par La RédactionPublié le 10 août 20123 min de lecture

Le marché du stockage primaire dans les datacenters est en train de vivre une époque charnière avec l'arrivée de solutions full SSD qui pourrait inciter certaines entreprises à sauter l'étape architecture multi-tiers. C'est en tout cas ce qu'expliquait une étude de Forrester publiée en novembre dernier. En mars de cette année, nous avons rencontré plusieurs start-ups dans la Silicon Valley qui travaillent d'arrache-pied sur ces solutions combinant SSD, compression et déduplication.

Après Nimbus Data, nous avons rencontré SolidFire dans les locaux de Marvell à Santa Clara. Cette start-up fondée par David Wright, également à l'origine de GameSpy et Jungle Fire rachetée par Rackspace, finalise une solution de type cluster qui repose sur des châssis serveur Dell 1U équipés de 10 SSD (MLC) et d'un contrôleur Raid Marvell. Baptisé SD3010, ce premier produit offre une capacité de stockage de 12 To et 50 000 IOPS par noeud avec des liens 10 Gigabit Ethernet. Pas de Fiber Channel donc. Le système, qui offrira une qualité de service garantie, utilise uniquement le protocole de transfert iSCSI afin de maintenir les coûts nous a expliqué, David Wright. L'architecture SolidFire supporte de 5 à 100 noeuds, soit un maximum de 1,2 Po pour 500 000 IOPS. Les châssis sont dotés de deux processeurs cadencés à 2,4 GHz et épaulés par 72 Go de RAM.

Compression et déduplication pour optimiser l'espace de stockage

Le matériel est livré avec son propre système d'exploitation, Element OS, qui intègre des algorithmes de compression et déduplication et la compression ainsi qu'une fonction de thin provisioning pour allouer dynamiquement les ressources de stockage nécessaire aux applications. David Wright nous a indiqué que si les API fournies aux clients par  SolidFire permettaient de travailler avec les principaux outils d'administration du marché, la baie embarque une solution de management de base entièrement automatisée.

Sur le plan commercial, les cibles de la start-up sont prioritairement les entreprises qui doivent faire face à des goulots d'étranglement en E/S avec leurs baies de stockage disques et notamment les fournisseurs de service cloud qui doivent garantir une qualité de service élevé : des sociétés comme Rackspace par exemple. La commercialisation de la baie SF3010 a pris un peu de retard. Elle était attendue en janvier, mais elle ne sera effective qu'avant l'été même si de nombreuses baies sont déjà en test chez des clients nous à assurer le dirigeant. Dans son rapport cité plus haut, Forrester soutient que, bien que les baies reposant sur des SSD sont beaucoup plus coûteuses que les modèles avec disques durs SAS, la déduplication permet de réduire les besoins en capacité, ce qui rend la flash d'un meilleur rapport coût/efficacité, tout en étant beaucoup plus performante. Et avec la baisse progressive de la mémoire Nand - 9$ le Go en SLC, 3 $ en MLC contre  50 à 60 cents pour les disques SAS et FC - le basculement pourrait être plus rapide que prévu. Le marché est tout cas en ébullition, car SolidFire fait face à une rude concurrence dans la vallée avec les arrivées prochaines des produits de Violin Memory et Pure Storage. Deux start-ups que nous avons également rencontrées en mars et sur lesquelles nous reviendrons rapidement.

Article 5 sur 8

Stockage flash hautes performances chez Violin Memory

Par La RédactionPublié le 10 août 20122 min de lecture

Si Texas Memory Systems, fondé en 1978, fait office de vétéran sur le marché du stockage flash, Violin Memory fondée, créé en 2005, a mis les bouchées doubles pour promouvoir ses baies reposants sur des modules flash SLC ou MLC épaulées par sa technologie vRAID. Cette dernière vient palier une des faiblesses de la mémoire MLC, moins fiable et performante que la SLC mais beaucoup moins onéreuse. Avec le vRAID, les données sont écrites sur quatre modules alors qu'un cinquième est utilisé pour le stockage des informations de parité.  Selon Don Basile, CEO de Violin Memory, son vRAID permet d'offrir des performances élevées tout en assurant une durée de vie de cinq ans à ses baies.

Fort du soutien financier de Toshiba et, depuis peu, de SAP ventures (à hauteur de 50 millions de dollars en mars dernier), Violin Memory compte bien pousser plus encore ses solutions. Le constructeur a profité de notre présence pour nous détailler ses dernières baies de stockage et notamment la série 6000 au format rack 3U qui intègre un algorithme de déduplication pour optimiser la consommation de l'espace de stockage. Deux versions de la 6000 sont proposées : avec mémoire SLC et une capacité maximale de 16 To (12 To utiles) et une bande passante agrégée de 4 Go/s ou MLC avec 32 To (22 utiles) et 2 Go/s. Selon Don Basile, si sa baie 6616 (16 To/SLC) est capable de délivrer 1 million d'IOPS par seconde, une armoire avec 10 systèmes peut assurer 10 millions d'IOPS avec un débit de  40 Go/s. « Nous proposons l'ensemble des fonctions nécessaires pour remplacer une baie de stockage primaire haut de gamme », nous a expliqué Jonathan Goldick le directeur technique de la start-up. Et d'ajouter que ses baies  supportent les interfaces FC et iSCSI (jusqu'à huit ports Fibre Channel de 4 à 8 Gbps, ou huit connexions iSCSI 10 Gbps) pour répondre aux besoins des clients. Très confiant dans l'avenir de sa société qui devrait bientôt être introduite sur le marché, Don Basile nous a annoncé que fin 2012, 50 personnes travailleront pour Violin Memory en Europe. En France, Patrick Trajkovic, ancien d'EMC et de HP, travaille au développement de la marque.

Article 6 sur 8

Baies flash avec iSCSI et dédup chez Pure Storage

Par La RédactionPublié le 10 août 20122 min de lecture

Avec ses baies FlashArray (FA) -300, la start-up Pure Storage, que nous avons rencontré à Mountain View en avril dernier,  entend proposer des solutions 10 fois plus rapides et 10 fois plus efficaces en terme de gestion de l'espace de stockage que les traditionnels systèmes basés sur des disques durs à plateaux. Pour réussir son pari, la jeune pousse table sur une utilisation intensive des algorithmes de déduplication et de compression (PureSize) pour réduire jusqu'à 20 fois la quantité de données conservée.

Les FA-300 reposent sur des SSD STEC de Samsung équipés de composants flash MLC (Multi-Level Cell) piloté par des contrôleurs RAID en cluster supervisés parle logiciel Purity, développé par Pure Storage. Purity offre la possibilité d'ajuster finement la capacité de stockage allouée aux applications. Nouveauté de cette seconde génération de baies, la connexion entre les systèmes est désormais assurée par des liens InfiniBand pour gagner en performances en entrée/sortie. La nouvelle configuration permet aussi le changement de tous les composants, y compris les SSD et les barrettes RAM, sans aucune interruption.

Une garantie de 5 ans avec du MLC

L'optimisation de l'écriture des données sur les SSD est dévolue au logiciel Pure FlashCare qui s'assure du bon équilibre entre performance et longévité des blocs mémoires. « Même avec des composants flash MLC, nous pouvons offrir une garantie de cinq ans, » nous a déclaré Matt Kixmoeller vice-président en charge du marketing chez Pure Storage. « Et même si vous demandez une performance maximale, cela n'épuisera pas la durée de vie de la flash ».  Reposant sur des composants MLC pour offrir de hautes performances en E / S, les FA-300 se destinent à une utilisation intensive avec des applications telles que la virtualisation des serveurs, la virtualisation de bureau (VDI), le cloud computing et des bases de données telles que OLTP, SQL et NoSQL.

Dans les labs de Pure Storage, Scott Dietzen, CEO de Pure Storage et ancien CEO de Zimbra, assure tenir les 200 000 IOPS avec 2 contrôleurs. « Le laboratoire de Los Alamos peut utiliser jusqu'à 1 million d'IOPS mais ils ont des besoins très spécifiques, ce qui n'est pas le cas de l'industrie ». La première génération de FA-300 avait pour principales caractéristiques le support du FC et la déduplication, la seconde embarque l'iSCSI et la fonction snapshot. Une centaine de machines sont déjà en test chez des clients avant la commercialisation effective.

Pour une entreprise équipée de SAN, le prix de ces baies flash est sensiblement le même que les solutions FC mais avec les performances de la flash.  Le ticket d'entrée pour un FA-300 de 50 To utilisables est de 150 000 $  environ. Cela nous amène à un tarif de moins de 4 à 8 $ par gigaoctet de capacité utilisable.

Article 7 sur 8

Ctera combine NAS, sauvegarde cloud et gestion centralisée

Par La RédactionPublié le 10 août 20122 min de lecture

Dès l'origine, l'idée de Ctera était de supprimer les 3 freins au stockage en ligne, à savoir les performances, la sécurité et l'administration selon Rani Osnat, vice-président marketing de la société. Pour casser ces barrières, la firme propose une solution comprenant un appliance,  des agents sur les serveurs et PC (et bientôt les tablettes) et un portail pour gérer les sauvegardes en ligne.

Quatre modèles de NAS sont proposés par Ctera, le CloudPlug fort de 2 To d'espace de stockage pour 1 à 10 utilisateurs, le C200 avec 6 To pour 10 à 25 utilisateurs, le C400 avec 12 To pour 25 à 100 et le C800 avec 24 To pour 75 à 200 utilisateurs. Ces deux derniers modèles sont de type rack et supportent le RAID 5 et 6 alors que les premiers se limitent au RAID 0 et 1. L'offre de Ctera vise à remplacer les serveurs  de fichiers installés dans les PME mais en proposant plus de sécurité grâce aux fonctions de sauvegarde et de cryptage. La déduplication globale en mode blocs et la compression sont de la partie pour réduire les temps de sauvegarde et  la bande passante utilisée.

Pour faciliter l'administration de ses appliances, notamment lors de déploiements dans des filiales et des agences de grands groupes, et faciliter le partage de fichiers de manière sécurisée entre utilisateurs distants, Ctera a particulièrement soigné l'interface HTML de son portail. Agréable pour les yeux, il présente de manière claire les concepts de stockage partagé et de réseautage. Au prix de base des appliances, il faut ajouter un abonnement mensuel pour bénéficier des fonctions de sauvegarde en ligne et d'administration. Les tarifs commencent à 50 $ par mois pour la combinaison appliance, back-up en ligne et synchronisation.

Signalons enfin que pour sa prochaine génération de produits, la start-up travaille sur un projet d'appliance embarquée comme une VM.

Article 8 sur 8

NAS optimisé pour le cloud chez Avere Systems

Par La RédactionPublié le 10 août 20123 min de lecture

Fondée en janvier 2008 par Ronald P.Bianchini - actuel CEO et ancien co-fondateur de Spinnaker Networks, une société acquise NetApp - la start-up Avere Systems annonce la version 3.0 de son architecture de stockage NAS multi-tiers. Pour améliorer les performances et mieux gérer l'espace disponible, cette solution déplace automatiquement les données entre les quatre différents types de stockage (SAS, RAM, SSD et SATA). L'appliance maison baptisée FXT assure le travail d'optimisation de manière automatique. «  Vous n'avez pas à définir des politiques. Nous examinons les blocs comme ils se déplacent entre l'application et le serveur de stockage et nous déterminons où ils vont sur la base de la fréquence d'accès et les caractéristiques des données », nous a indiqué le dirigeant.

Un défi auquel sont aujourd'hui confrontés les clients est que la croissance de la capacité des disques a plus rapide que des performances ce qui les obliger à acheter plus de stockage que nécessaire pour atteindre les performances requises, indique Ronald Bianchini. Les taux d'utilisation peuvent être améliorés en déplaçant intelligemment les données à travers différents niveaux en fonction des besoins changeants, assure-t-il.

Combiner RAM, SAS, SSD et SATA

La série FXT utilise la mémoire vive pour la lecture et l'écriture des petits fichiers; les SSD et les SAS pour la lecture et l'écriture aléatoires des gros fichiers, et des disques SAS pour la lecture et l'écriture séquentielles des gros fichiers. Les besoins en archivage sont assurés par les disques SATA.  Le système FXT lui-même comprend la RAM, les SSD et les SAS. Les clients achètent les disques SATA séparément, et le tout est géré par le logiciel Avere. Les sauvegardes habituelles des clients et les processus de mise en miroir restent les mêmes.

Avec la version 3.0 de sa solution, Avere transforme son appliance - rebaptisée FXT Edge Filer -  pour mieux gérer les avantages issus de la consolidation offerte par la virtualisation et du cloud. Les nouvelles fonctionnalités de gestion de données disponibles avec l'AOS 3.0 permettent aux clients de facilement déplacer, synchroniser et répliquer les données entre les baies de stockage, les centres de calcul au centre de données proche ou à distant et le cloud. Avere surmonte l'approche traditionnelle et coûteuse qui consiste à ajouter toujours plus de contrôleurs et de stockage pour améliorer les performances. Cela renforce la complexité des datacenters et ne résout en rien les problèmes de latence entre les sites distants, notamment avec les clouds de stockage utilisés pour la sauvegarde et l'archivage. AOS 3.0 propose également une fonction Flashmirror, l'écriture simultanée sur plusieurs supports - local et distant - pour éviter la moindre perte de données.

Avere propose donc une évolution de son architecture  NAS qui ambitionne d'éliminer les compromis entre performance et coût et s'assure que le stockage primaire est bien situé là où il a le plus de sens - au niveau économique -  pour les entreprises. M. Bianchini revendique une centaine de déploiements aujourd'hui. La start-up est soutenue par Menlo Ventures et Norwest Venture Partners.