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Les start-ups mettent le cap sur le data management

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Pour se faire une place au soleil sur le marché des nouvelles technologies, les start-ups se doivent d'être beaucoup plus réactives aux changements à venir que les sociétés déjà bien installées. Il s'agit encore une fois de bien comprendre les besoins des entreprises pour sortir le bon produit en avance de phase. C'est aujourd'hui le cas avec les solutions de data management mixant local et cloud qui ont le vent en poupe dans la Silicon Valley, même si les acteurs traditionnels n'ont pas dit leur dernier mot. D'autres innovations s'imposent également comme l'adoption du protocole Nvme pour les baies flash et on note même le retour du pionnier du stockage Ethernet Coraid, relancé par son fondateur.

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Article 1 sur 10

Primary Data mise désormais sur le data management

Par La RédactionPublié le 3 août 20172 min de lecture

Avec DataSphere, Primary data se positionne aujourd'hui sur le marché du data management en fournissant un orchestrateur avec un service d'indexation et de protection des données sur site et dans le cloud grâce aux metadata.

Installée à Mountain View depuis sa création en 2013, Primary Data a été fondée par des anciens de Fusion.io, désormais dans le giron de Western Digital, pour aider les entreprises à repenser et surtout optimiser leurs ressources de stockage. Nous avons rencontré à plusieurs reprises cette start-up, et sa solution nous a toujours paru ambitieuse – trop -, complexe et inadaptée aux besoins des entreprises françaises. En changeant son fusil d'épaule, la jeune pousse a peut être trouvé un meilleur positionnement.

Pour parler de l’évolution de sa plateforme vers le data management, nous avons de nouveau rencontré Lance Smith et David Flynn, respectivement CEO et CTO de Primary Data, et – pour la première fois dans ce cadre - Steve Wozniak, consultant scientifique de la start-up et, comme chacun sait, cofondateur d’Apple avec Steve Jobs. Woz qui était également de l’aventure Fusion.io en tant que consultant scientifique. « Les fournisseurs abordent depuis plusieurs décennies les questions de niveaux de stockage, et nous n'avons vraiment pas réussi à le résoudre jusqu'à maintenant », a indiqué Steve Wozniak. « Nous avons passé près d'un an à perfectionner cette technologie. Je suis fier d’être là pour travailler à rendre les choses plus simples à utiliser ».

Automatiser la gestion des flux de données

Primary Data propose l’orchestrateur de metadata DataSphere, qui automatise le flux de données pour s'assurer qu'il soit au bon endroit – au sein de l'infrastructure de l'entreprise ou dans le cloud - au bon moment, selon la manière dont il est utilisé. La start-up ne propose donc plus de d’appliances de stockage et d’agents pour prendre en charge le stockage primaire et secondaire des entreprises. « Aujourd’hui, les utilisateurs veulent parler de données mais pas de stockage, vous devez donc fondamentalement découpler les deux », souligne David Flynn.

Article 2 sur 10

ProphetStor entend fédérer les ressources du datacenter

Par Serge LeblalPublié le 3 août 20172 min de lecture

Lors de notre dernière visite dans la Silicon Valley, les dirigeants de ProphetStor nous ont parlé de leur start-up. Ils entendent rendre le datacenter plus efficace avec une gouvernance des systèmes hétérogènes reposant sur des outils analytiques avec machine learning et IA.

Fondée en 2012 par des anciens de FalconStor, la start-up ProphetStor se positionne elle aussi sur le marché de la gestion des ressources de stockage, mais avec une approche plus en phase avec l’air du temps. Si FalconStor se positionnait à l’origine sur la virtualisation du stockage, ProphetStor navigue dans les eaux du Software Defined Datacenter en recourant à l’analyse des données stockées à l'aide d’intelligence artificielle et d'apprentissage par machine. « Nous avons introduit l'IA pour le stockage de données car il était devenu nécessaire de traiter et analyser les résultats pour réduire les incertitudes sur le futur », nous a ainsi indiqué Eric Chen, cofondateur et CEO de ProphetStor. « Comprendre le futur est très important pour piloter les ressources de stockage. Et pour faire cela, les entreprises ont besoin d’un prophète, voilà pourquoi nous apportons cette expertise. »

Une fois expliqué pourquoi la start-up porte ce nom, précisons que ProphetStor n’arrive pas les mains vides. Elle a en effet déjà déposé une dizaine de brevets dans le domaine du stockage grâce à une belle concentration de talents dans les technologies. Des ingénieurs qui se connaissent depuis près de 17 ans comme Walter Curti, actuel CTO de ProphetStor et ancien de Catalogic Software et FalconStor.

Les API pour gouverner le datacenter

Comme nous l’a souligné Walter Curti, « le stockage est aujourd’hui la plus importante ressource à optimiser dans le datacenter. Et non plus avec des matériels propriétaires mais avec des règles logicielles. L’enjeu est aujourd’hui de construire une plateforme data services pour assurer la programmabilité des ressources - grâce aux API - pour casser les silos. Sur la 3ème plate-forme, tout est basée sur les API. Et même si tout est verrouillé avec des silos, l’utilisation des API permet de s’affranchir des barrières. Vous utilisez Google sans savoir où sont les ressources assurant le service, vous ne vous en souciez pas. La partie stockage est la plus facile à fédérer mais nous ne voulons pas nous arrêter là ».

Article 3 sur 10

Mieux gérer la croissance des données avec Komprise

Par Serge LeblalPublié le 3 août 20174 min de lecture

Si les solutions de data management se démarquent aujourd'hui sur le marché du stockage, c'est que l'arrivée des big data a rendu infernal le travail des équipes IT dans les entreprises. On ne jette plus rien de peur de passer à côté de la prochaine poule aux oeufs d'or, forcément dissimulée dans toutes les données collectées et générées par les clients et les utilisateurs. La start-up Komprise vient donc répondre à cette problématique avec une solution de gestion des données reposant sur l'analytique.

Spécialisée dans la gestion de données, la start-up Komprise (compose and comprise) a été cofondée en 2014 par Krishna Subramanian (présidente et COO), une figure historique de la Silicon Valley et ancienne responsable du développement chez Sun, et Kumar K. Goswami (CEO). Tous deux étaient déjà associés dans leur précédente start-up Kaviza, axée sur la réduction de la complexité et des coûts des solutions VDI, acquise en 2001 par Citrix.

Aujourd’hui, leur jeune pousse se focalise sur la question de l’utilisation des ressources de stockage dans les entreprises et plus particulièrement de savoir qui utilise quoi, en quelle quantité, et avec quel besoin en back-up. La croissance massive des données – dans la recherche génomique, elle double par exemple tous les trimestres – amène aujourd’hui les administrateurs à repenser leur organisation. Comme les budgets IT restent atones, les équipes doivent faire plus et mieux avec les mêmes crédits, a souligné Krishna Subramanian. Alors quels sont les leviers disponibles pour mieux utiliser les ressources existantes. L’automatisation de la gestion est assurée grâce à une analyse poussée des données et métadata des fichiers pour savoir lesquelles ne sont jamais ou rarement utilisées, quel type de données est conservé et qui les utilise. « 99% des requêtes des utilisateurs concernent des données », a souligné la COO.

Une appliance combinée à une console cloud

Il s’agit de mieux répartir les données chaudes et plus froides tout en générant de substantielles économies - avec une approche plus dynamique, flexible et efficace en matière de gestion – pour justifier le recours à une solution de data management plutôt que de rajouter toujours plus de capacité. L’analyse des données structurées et non structurées en local et dans le cloud s’effectue sur le réseau de manière non intrusive – sans agent sur les systèmes de stockage et les serveurs – pour dresser un état des échanges. « Nous nous situons derrière le datapath, entre le stockage primaire et secondaire », nous a précisé Krishna Subramanian, pour analyser l’usage des fichiers coincées dans des silos.

Komprise ne propose pas d’appliance dédiée pour démarrer sa solution mais une VM pour VMware ESXi - la prise en charge des hyperviseurs KVM et Microsoft Hyper-V est sur la roadmap - avec la solution maison pour scanner les adresses IP des baies de stockage avant de regarder plus précisément les entrailles du système. Combien de données sont stockées, quel est leur âge, à quand remonte leur dernière utilisation… Le logiciel ne consomme pas plus de 2,5% de la bande passante réseau disponible pour assurer ses analyses. Si le trafic réseau augmente, Komprise se retire jusqu'à ce que de la bande passante excédentaire soit disponible. La solution se déploie sans interrompre l’activité, avec une console dans le cloud pour gérer et analyser les informations remontées par la VM sur les données locales et dans le cloud. « On peut également voir ce que deviennent les données, quel groupe d’utilisateurs les demandent… Des informations dont les équipes IT ont besoin pour prendre les bonnes décisions et définir les politiques d’utilisation des applications », ajoute la dirigeante. Et pour réduire le coût de la réplication, les données froides sont transférées dans le cloud. Plusieurs clouds publics sont supportés par la solution de Komprise en NFS et en mode objet. Le déplacement des données est réalisé avec chiffrement pour assurer leur sécurité.

Indexation des métadonnées

Comme pour toute solution de data management, on retrouve chez Komprise une fonction de recherche avec indexation sur les métadonnées et le contenu. « Mode fichier, bloc ou objet, cela n’a pas d’importance, nous pouvons accéder à toutes les données. Nous avons commencé avec NFS car c’est un protocole populaire et qu’il y a énormément de monde qui l’utilise », précise la COO. 44 personnes travaillent aujourd’hui pour la start-up aux Etats-Unis et en Inde à Bengalore. Parmi les clients de la société, on peut citer l’assureur AIG, Pacific Biosciences dans la recherche génomique ou encore Electronic Arts.

Article 4 sur 10

Strongbox mise aussi sur le data management

Par Serge LeblalPublié le 3 août 20172 min de lecture

Après Primary Data et Komprise, nous poursuivons notre tour des start-ups de juin dernier avec un autre acteur du data management : Strongbox Data Solutions.

Bien connue dans le monde de l’archivage, et à ce titre partenaire de Fujitsu qui est un des plus grands hébergeurs de données de santé dans le monde, la société texane Strongbox Data Solutions (SDS) nous a reçu à Santa Clara dans les locaux du fournisseur japonais. David Cerf, le CEO de Strongbox, nous a expliqué le recentrage de l’activité vers le data management avec une technologie de virtualisation centrée sur les données et pas seulement l’archivage. Baptisé Stronglink, cet outil de gestion des données - sans agent - exploite les metadata pour analyser l’utilisation et optimiser leur déplacement. Pour mettre en place la solution, il est nécessaire de déployer des appliances maison qui vont se connecter aux ressources de stockage locales et déportées dans le cloud pour suivre les mouvements des données. Un premier nœud (Star) est nécessaire pour démarrer et évaluer le nombre de noeuds nécessaires (Constellation) pour suivre et réorganiser la localisation les données en fonction de leur utilisation.

Plus de souplesse pour ajouter une baie

« Nous ne sommes pas un simple système de cache, notre solution est beaucoup plus sophistiquée avec des accès multiprotocoles (NFS, SMB/CIFS, S3, sFTP et HTTPs) », a souligné le CEO. Un moteur de découverte et d’indexation assure la capture et la normalisation des metadata sans transformation. Des algorithmes de machine learning sont également utilisés par l’orchestrateur pour automatiser les opérations de stockage en fonction des politiques définies. La combinaison des ressources disponibles avec des services analytiques vient casser les traditionnels silos. La création d’un smartpool permet d’installer ou de retirer plus facilement des ressources de stockage sans interruption pour les utilisateurs et les applications. « Ces derniers voient les données au même endroit même si elles ont été déplacées vers de nouveaux équipements », nous a précisé le dirigeant. Il est aussi possible de créer plusieurs pools avec des matériels différentes pour réorganiser le stockage.

Strongbox assure que la plateforme Stronglink travaille sans agent.

La protection des données n’a pas été oubliée avec deux propositions aux clients : scale-out avec un site Stronglink principal et un autre secondaire raccordé via un lien FC, ou plus classique avec un site Stronglink associé à deux librairies à bandes via des liens SAS/FC. Question tarifs, la solution démarre à partir de 5 000$ HT. La distribution de la plateforme est assurée en Europe par une trentaine de partenaires.

Article 5 sur 10

Avere Systems mise sur le stockage cloud hybride et performant

Par Serge LeblalPublié le 3 août 20173 min de lecture

Depuis son recentrage stratégique autour du cloud hybride en 2014, la start-up Avere Systems vient concurrencer les solutions NAS scale-out très performantes - comme Isilon Systems - avec une architecture combinant flash en local et cloud objet.

Lors de la création d’Avere Systems en 2008 à Pittsburgh, le CEO et cofondateur de la start-up Ronald Bianchini se souvient que toutes les questions sur le stockage tournaient autour de l’arrivée de la flash dans les datacenters pour faire office de cache. Une autre vision sur son utilisation soulignait que les prix allaient baisser et que tout passerait en flash. C’est le postulat à l’origine de la création de Pure Storage. En 2010, soit un peu avant la commercialisation des premières baies flash de ce dernier, Avere Systems lançait son architecture EdgeCore – des appliances dédiées au cache - pour optimiser le stockage disque avec l’apport de ressources flash.

Et, près de 10 ans après, la question de l’utilisation de la flash dans les datacenters ne se pose plus. Les mémoires Optane sont même en train de rejouer la partition initiale de la flash en se positionnant – pour commencer - en cache ultrarapide complémentaire. Mais depuis trois ans, Ronald Bianchini a repositionné sa stratégie avec son architecture de stockage cloud hybride en indiquant que « peu importe où sont les données, le plus important est de savoir où sont les ressources flash pour améliorer les performances […] nous aidons les entreprises à adopter le cloud et à le rendre aussi transparent que possible ».

Flash et disques durs pour mettre du NAS dans le cloud

Avere entend réinventer le stockage d'entreprise en optimisant l’usage combiné de la flash et des disques durs (pour plus de capacité) avec une architecture scale-out (de 2 à 50 nœuds). A la base de cette plateforme, on trouve un système de fichiers qui fournit des performances garanties aux applications NAS (NFS, SMB et multi protocoles) dans le datacenter, mais également dans le cloud et dans les environnements cloud hybrides qui utilisent un pool de SSD en local comme cache en écriture. Le support des clouds publics d’AWS (avec Avere vFXT for AWS) et de Google Cloud Platform (avec Avere vFXT) passe par la gestion de ressources NAS/SSD sur des plateformes objet sans recréer de silos.

La solution d'Avere combine des appliances FXT et des instances virtuelles dans le cloud (VirtualFXT) chez Google et AWS.

Les solutions cloud hybrides d’Avere Systems sont particulièrement appréciées dans l’industrie audiovisuelle où les créateurs sont souvent éloignés géographiquement, nous a expliqué Rebecca Thompson, responsable marketing de la société. « Les données non structurées sont de plus en plus importantes et les délais de post-production réduits, alors l’efficacité comme la performance sont impératifs. Pour gagner plus d’argent, la seule solution dans cette industrie est de réduire le temps de production ». Des séries comme Orange is the new black, ou certaines productions de Disney Marvel - chez qui l’usage du cloud n’est pas autorisé à long terme pour des questions de sécurité - utilisent la plateforme d’Avere. « Les studios ne veulent pas, pour l’instant, déplacer leurs données dans le cloud. Parmi nos clients, nous comptons le Top12 des blockbusters avec des effets spéciaux. » On peut citer le dernier Minions avec le studio Illumination MacGuff.

IPO en 2019

« Google est un de nos investisseurs, le cloud est donc devenu un élément incontournable. Mais nous travaillons bien sur tous les clouds qui sont devenus très agressifs pour recruter de nouveaux clients. Amazon est très fort pour comprendre quelles applications désirent les clients et aller chercher les certifications » nous a indiqué Ronald Bianchini. « La croissance du cloud accélère notre business, nous voulons être le file system du cloud ». La société a recueilli 14 millions de dollars lors de son dernier tour de table de série E, ce qui fait un total cumulé de 86 millions de dollars. « Nous serons profitables en 2018 et proche de l’IPO », nous a indiqué le CEO.

Article 6 sur 10

Datrium annonce le support de KVM et Docker

Par Serge LeblalPublié le 3 août 20173 min de lecture

Développée à l'origine pour la plateforme de virtualisation de seveurs de VMware, la solution de stockage de Datrium s'ouvre aujourd'hui à Red Hat Virtualization, KVM et les containers Docker pour élargir son marché et doper sa croissance. La sécurité n'a pas été oubliée avec l'arrivée du chiffrement de bout en bout.

Après une levée de fonds de 55 millions de dollars en décembre dernier, Datrium, une start-up spécialisée dans le stockage pour les environnements virtualisés avec ses baies flash DVX (scale-out), poursuit son développement avec la version 3.0 de DVX Software en s’ouvrant à Red Hat Virtualization, KVM et les containers Docker après le support initial de VMware vSphere. L'architecture DVX est en fait composée de deux éléments distincts, l’appliance (NetShelf) et un hyperviseur maison baptisé Da. Les clients peuvent utiliser leurs propres serveurs équipés de SSD et acheter le DVX Software et DVX Data Nodes. Ou acheter un appliance DVX Rackscale combinant le logiciel et le stockage flash.

Le seul but de la base matérielle est de fournir un stockage bon marché et facile à gérer. La connectivité entre les hôtes NetShelf et les VM (ESXi et donc depuis peu KVM) est assurée via un lien 10Gb. La plateforme a été conçue pour accélérer l'accès aux données via un cache flash basé sur le serveur et les baies de stockage. Le logiciel Datrium DVX s'exécute sur les noeuds de calcul et de stockage et combine un système de fichiers distribué et des fonctionnalités de stockage, telles que la déduplication de données, la compression et le chiffrement.

Chiffrement de bout en bout

A l’heure ou tous les yeux se portent sur le data management Hugo Patterson, CTO et cofondateur de Datrium, met en effet l’accent sur les fonctionnalités de sécurité de DVX Software avec un chiffrement de bout-en-bout des données, après les opérations de compression et de déduplication. « Les ralentissements sont négligeables, selon le CTO, grâce à une exploitation intensive des instructions AES des processeurs Intel Xeon. Dans les VM, les données ne sont toutefois pas chiffrées par Datrium, c’est du ressort de l’hyperviseur. Et dans un proche avenir, ces capacités devraient être étendues au cloud hybride comme l’a laissé entendre Craig Nunes, vice-président du marketing de Datrium. La data management ne se limite pas à la sécurité, Datrium s’intéressent aussi aux applications consommant les données avec ses Datastores (VM, vDisks et fichiers) et en dessous Snapstore pour la partie protection des données.

Interrogé sur l’adoption du protocole NVMe, Hugo Patterson a précisé que DVX travaille avec des unités NVMe depuis un an et demi. « Les clients rapportent une latence réduite par deux ou moins par rapport au SSD SAS et SATA. L’Université du Maryland est déjà passée sur NVMe pour certaines de ses baies DVX. Brian Biles, CEO et cofondateur de la start-up, nous a indiqué à Sunnyvale le mois dernier que l’entreprise grandit vite - multiplication par 1,5 de la base installée le dernier trimestre - avec des deals plus importants. « Un client sur 3 achète plusieurs baies DVX, et un sur 6 reviennent ensuite racheter nos produits, nous a confié le dirigeant. Interrogé sur l’activité commerciale en Europe, le CEO a répondu qu’il n’y avait pas encore de clients européens mais que c’était en cours.

Article 7 sur 10

Rubrik met l'accent sur Database et SQL

Par La RédactionPublié le 3 août 20172 min de lecture

Pour répondre à une demande des clients, Rubrik a livré une évolution majeure de sa solution de sauvegarde dans le cloud qui supporte désormais Oracle Database et améliore la gestion de Microsoft SQL Server.

Pour répondre à une demande des clients, Rubrik a livré une évolution majeure de sa solution de sauvegarde dans le cloud qui supporte désormais Oracle Database et améliore la gestion de Microsoft SQL Server.

Annoncée, il y a quelques semaines la version 4.0 de la solution de back-up de Rubrik, nom de code Alta, vient supporter les plateformes de virtualisation Microsoft Hyper-V et Nutanix AHV, après celle de VMware, et surtout les bases de données Oracle. Une condition essentielle pour percer en Europe et notamment en France. Une demande des clients selon John Koo, le directeur marketing de Rubrik. Le support d’Oracle passe par Rubrik Cluster pour créer un volume par database, avec des liens pour des back-ups multistream. On peut ensuite définir les politiques SLA et configurer l’outil RMAN (Recovery Manager). Par contre DB2 n’est toujours pas supportée, la demande ne serait pas assez forte. « Nous voulons apprendre du marché ce qui fait sens pour le développement de notre plate-forme, et le support de DB2 n’est pas à l’ordre du jour », nous a indiqué Arvind Nithrakashyap, CTO de Rubrik.

Le support d'Oracle Database était attendu par les clients.

Les back-ups pour des applications spécifiques comme SQL Server sont plus importants pour l'éditeur californien. « Microsoft est trop gros sur le marché pour être ignoré », explique le CTO. Voilà pourquoi la société met en avant son SQL Instant Recovery. Autre demande des européens, l’archive sur bande. « Les clients ne veulent pas vraiment l’utiliser mais demandent que cela soit disponible comme option si nécessaire ». L’outil de Rubrik ne parle pas directement aux librairies de bandes, mais passe par la solution QSTAR qui est supportée par les principaux fournisseurs.

Article 8 sur 10

E8 Storage se positionne sur la performance flash NVMe

Par Serge LeblalPublié le 3 août 20172 min de lecture

La compétition se relance sur le marché des baies de stockage full-flash haut de gamme avec l'arrivée de nouveaux acteurs comme les Israéliens E8 Storage qui se distinguent avec leur solution NVMe over fabric.

Sur le marché des baies de stockage full-flash (AFA), les cartes semblaient avoir été distribuées suite aux dépôts de bilan ou à la disparition de certains (Violin ou DssD) et aux rachats d’autres (SolidFire). C’était sans compter sur l’arrivée de nouvelles technologies comme 3D xPoint ou le protocole NVMe qui permettent à de nouvelles start-ups de réveiller le marché. E8 Storage, que nous avions déjà rencontré l’an dernier à Palo Alto pour la présentation de son projet de baie de stockage NVMe over fabric (NVMf), nous a de nouveau reçu cette année mais avec un produit fini et prêt à être commercialisé : les E8-S24 (avec 4 ports 100 GbE) et E8-D24 (avec 8 ports 100 GbE) offrant une capacité maximale de 19 To (77 et 154 To effectifs avec compression et déduplication natives). Pour les tarifs, le CEO Zivan Ori annonce un prix de 2 à 3 dollars par Go.

« E8 a vraiment été conçu pour NVMe dès le premier jour, ce qui nous donne un avantage pour ce qui concerne l'architecture », nous a expliqué Zivan Ori, désormais installé en Californie pour piloter le développement de la jeune entreprise. E8 commercialise depuis décembre 2016 sa baie 2U avec deux contrôleurs embarquant 24 SSD NVMe (6,4 To) associés à un contrôleur NVMe fabric sur un réseau Ethernet classique (40 ou 100 GbE). L’architecture est de plus scale-out avec un maximum de 96 baies. E8 Storage affiche des performances flatteuses avec 10 millions d'IOPS revendiqués avec une latence de 100 microsecondes pour la baie E8-D24.

Un benchmark un peu étonnant

Pour démontrer les capacités de sa solution, E8 Storage a exhibé un slide mettant aux prises la E8-D24 face à une Pure M70 et une DellEMC Purity 600F. Mais attention, il ne s’agit pas d’un benchmark réalisé par E8 ou un prestataire indépendant mais de la réutilisation d’un benchmark réalisé par DellEMC et publié par nos confrères du Register. Zivan Ori nous a confié avoir suivi le même protocole de tests pour réaliser son benchmark. Ce dernier combine un test IOPS des phases de lecture/écriture (80/20%) avec des blocs de 8k et 16k, un test de bande passante avec des blocs de 256k et enfin la mesure de la latence.

Article 9 sur 10

Coraid tente un comeback sur le marché du stockage réseau

Par La RédactionPublié le 3 août 20172 min de lecture

Après 15 ans de hauts et de bas, Coraid avait terminé sa route avec un dépôt de bilan en 2015. Mais c'était sans compter sur son fondateur historique Brantley Coile qui relance la marque spécialisée dans les solutions de stockage ATA-over-Ethernet.

Si la convergence des réseaux n’est toujours pas à l’ordre du jour dans les entreprises, avec d’un coté un SAN dédié au stockage et de l’autre un réseau réservé aux serveurs et autres appliances, certains fournisseurs aux idées prometteuses n’avouent pas leur défaite. Fondée en 2000, Coraid, que nous avons rencontré à plusieurs reprises ces dernières années, a fini par fermer ses portes en 2015… avant de revenir une nouvelle fois sur le marché à l’initiative de son fondateur historique Brantley Coile. Parti créé une autre compagnie ces dernières années – South Suite justement spécialisée dans les services pour les solutions de stockage Ethernet – le dirigeant a racheté la marque et ses brevets pour poursuivre l’aventure.

Rappelons pour mémoire que Coraid propose des solutions de stockage réseau originales reposant sur un protocole propriétaire de la marque : l'AoE ou ATA over Ethernet. Ce dernier permet aux baies de stockage Serial ATA de communiquer sur des réseaux Ethernet. Il ne repose pas sur le protocole TCP/IP et les paquets – via des commandes SCSI - sont envoyés vers d'autres appareils sans utiliser d'adresse IP. D'où un gain très important en performance même si, en cas d'erreurs ou de collisions de paquets, il est nécessaire de les renvoyer. Coraid propose aujourd’hui des baies de stockage à des tarifs très compétitifs pour les environnements Windows, Linux et VMware. Sur ces trois plateformes, les adaptateurs utilisent le pilote Coraid EtherDrive pour faire passer les commandes SCSI sur ATA-over-Ethernet. L’OS maison a été rebaptisé Ehos puisque CoreOS a déjà été pris par un autre. Il repose sur Plan 9, une alternative à Unix développée à l’origine par Bell Labs. Les baies peuvent être équipées de SSD et de disques durs SATA ou SAS. En France, plusieurs clients utilisent encore cette technologie notamment dans les secteurs de l’audiovisuel.

Article 10 sur 10

Big Switch Networks se tourne aussi vers le cloud

Par Serge LeblalPublié le 3 août 20172 min de lecture

Pionnier sur le marché des solutions SDN, Big Switch Networks renforce ses liens avec VMware sans négliger la montée en puissance de Kubernetes.

Si le marché de la virtualisation de réseau ne décolle pas aussi vite qu’attendu, notamment en Europe, les solutions s’affinent avec une meilleure prise en compte des besoins des entreprises dans le cloud. Big Switch Networks, qui propose depuis ses débuts une plate-forme ouverte et agnostique quant au matériel, a soigné son intégration avec les environnements VMware, OpenStack mais également containers avec le support de Kubernetes via sa solution Big Cloud Fabric. Fondée en 2010, Big Switch Networks avoue aujourd’hui un chiffre d’affaires de 30 millions de dollars pour la partie logiciels avec 150 employés, dont beaucoup d’anciens de Cisco.

En compétition frontale avec Cisco ACI, et dans une moindre mesure VMware NSX, Big Switch a compris que les clients ne pouvaient plus se satisfaire de solutions de type « do it yourself » pour faire face à la complexité croissante de leur datacenter mais recherchaient des outils prêts à être déployés, nous a indiqué Gregg Holzrichter, CMO de la start-up toujours installée à Santa Clara. « Les entreprises veulent bénéficier des mêmes fonctionnalités d’automatisation des ressources réseau – de type next generation switching - développées par Google, Facebook et les autres géants du web sur des contrôleurs x86 standards ». Avec Big Cloud Fabric, la start-up a réalisé une intégration étroite avec la stack VMware, mais également OpenStack adopté par les principaux opérateurs dans le monde pour assurer leurs services NFV. « Verizon nous a choisi parmi d’autres fournisseurs compatibles avec Neutron pour nos performances », assure le directeur marketing de Big Switch.

Montée de puissance de Kubernetes

« Comme pour OpenStack il y a trois ans, nous avons également opéré un mouvement vers les containers avec le support de Kubernetes car ces derniers changent profondément la façon de travailler sur le réseau pour le provisionnement des ressources », a poursuivi le dirigeant. La jeune pousse a travaillé sur les API pour intégrer Neutron, Kubernetes et OpenShift. La solution Big Switch peut être considérée comme un système de surveillance évolutif déployé sur un contrôleur Intel x86. Le tissu physique réel comporte plusieurs noeuds Ethernet interconnectés capables de fonctionner à des vitesses de 1, 10, 40 ou 100 Gigabit. Le réseau est géré par le contrôleur SDN Big Monitoring Fabric (Big Mon) qui applique des politiques prédéfinies via les API RESTful pour les opérations dynamiques, la gestion des multi-systèmes, l'équilibrage dynamique des outils et la configuration des services.