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Iridium : fin d'un fiasco intégral
Fermez le ban, Iridium n'est plus. Le pionnier de la téléphonie globale satellitaire a notifié vendredi au juge des faillites de Manhattan qu'en l'absence d'un repreneur, il ne pouvait plus poursuivre son activité. Du coup, le service a pris fin comme prévu samedi à 5 h 59, heure de Paris.
Iridium menait depuis quelques jours des discussions avec trois investisseurs potentiels, dont Gene Crucio, propriétaire de Crescent Communications (services télécom). Sans obtenir d'offre satisfaisante. Le milliardaire Craig McCaw, actionnaire des projets concurrents ICO et Teledesic, avait aussi été pressenti, avant de déclarer forfait .
Motorola, principal actionnaire d'Iridium avec 18 % du capital, prépare un plan de démantèlement de la constellation de 66 satellites, qui débutera dans deux semaines et s'échelonnera sur deux ans.
Depuis son ouverture en novembre 1998 (avec plusieurs semaines de retard), Iridium n'avait réussi à convaincre que 55 000 clients.
