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Réaction : Trois députés réclament pour l'Etat des logiciels au code source
Suite à notre brève sur la proposition de loi de trois députés concernant l'utilisation de logiciels au code source ouvert dans les services de l'Etat français, nous avons reçu ces commentaires du directeur informatique d'une collectivité locale :" ...S'agissant des collectivités territoriales, les propositions de nos 3 sénateurs suivies de celles des 3 députés me semblent empreintes de bon sens. Oui il est souhaitable de savoir ce qui est à l'intérieur des programmes qu'on exécute tous les jours. Non il n'est pas admissible qu'Echelon, par exemple, puisse être le premier destinataire de nos courriers. La question est autant, si ce n'est plus, d'actualité pour tous les utilisateurs, notamment les entreprises du secteur concurrentiel.Sur le fond, j'imagine mal les collectivités qui se refusent à devenir des SSII écarter l'essentiel des offres du marché alors que celui-ci est déjà, parce que franco-français, très étroit. Quand un éditeur a, comme pour les départements, un marché de 100 acteurs, quand il peut, au plus, espérer en conquérir 25, comment l'obliger à mettre à la poubelle ses versions AIX-Oracle et Windows NT-Oracle au motif que les sources ne sont pas accessibles ou déposées ? Pour l'Etat, je suppose que la question du coût ne semble pas se poser (au moins pour ceux qui ont en charge de voter la dépense).Pour conclure, je rappellerais l'obligation faite, par la loi, de remettre avec chaque produit, sa documentation en français. Si on devait appliquer strictement ce principe, on n'achèterait plus rien ! Ou la documentation est bien faite, en anglais, ou, s'agissant des produits "locaux", elle n'existe pas parce que jugée sans intérêt ou n'entrant pas dans le coeur d'activité de nos fournisseurs. "
