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Accès à Internet : Les micros toujours sans rival

La rédaction

Dans le monde des Arlésiennes informatiques, les terminaux d'accès à Internet constituent une population de choix. Depuis deux ans, pas un mois sans que surgissent des communiqués annonçant des partenariats ou des annonces de ces produits qui, au final, s'apparentent beaucoup à des minitel version html. Avec, ces derniers temps, un retournement de tendance : les communiqués parlent plus souvent d'abandon de projets que de promesses de succès. Dernier en date, Audrey de 3Com qui n'aura pas passé le stade du nom de code. Des déboires qui n'empêchent pas des poids lourds comme Philips et le Coréen Samsung de présenter au dernier Cebit des "Web Monitors", en français des écrans Web.

Ils s'intéressent aux FAI qui veulent toucher une population étrangère à la micro-informatique, soit la majorité de la planète. La seule solution pour vendre ces produits est l'approche utilisée par les opérateurs mobiles : la subvention du terminal. En Espagne, AOL, en partenariat avec la Banque Santander, vient d'annoncer un accord de ce type pour 250 000 à 500 000 produits Intel. Ce type d'opération est courant aux Etats-Unis. MSN et AOL étant les plus actifs. Outre-Atlantique, les opérateurs n'ont pas, comme en Europe, eu à faire des arbitrages douloureux pour suivre la course à la taille critique et à l'accès aux réseaux mobiles 3G. C'est ce contexte qui, selon Laurent Fabre, PDG d'Atlinks (filiale commune d'Alcatel et de Thomson Multimedia) explique la vente de seulement 100 000 de ses Webtouch depuis octobre dernier contre 600 000 prévus, faute de subventions suffisantes par les FAI.

Les fabricants misent sur les grands comptes

Dans l'attente d'un marché grand public porteur, Atlinks et un autre français, Com One, se rabattent sur les marchés professionnels et verticaux. Atlinks a déjà fourni quelques dizaines de milliers de ses Webtouch à UPS aux Etats-Unis et négocie plusieurs autres contrats. Com One a vendu une centaine de ses @Max à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CCFP) pour équiper les préfectures et ses rapporteurs. Un autre contrat a été signé avec la société de logistique Neopost.

Ces ventes ont été réalisées auprès de grands comptes qui recherchent des terminaux d'accès à Internet sous toutes ses formes - y compris intranet et extranet - plus ergonomiques, moins complexes et moins chers que des PC. Ergonomiques étant entendu comme occupant moins de place et à démarrage instantané. Et moins complexe, comme les mérites d'un terminal dédié plus fermé (plus sécurisable).

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