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Attentat : Les Etats-Unis sous le choc
Rien de virtuel au désastre qui s'est abattu sur Manhattan. Focalisés sur la menace du cyberterrorisme depuis des mois, les médias et les pouvoirs publics américains ont été submergés par l'horreur bien réelle de la catastrophe. Comme en pleine guerre, les infrastructures de télécommunication ont été très sollicitées. Alors que les réseaux téléphoniques fixes et mobiles étaient saturés, les messageries sur IP et les pagers ont permis de rétablir le contact.
Chez Sun, la seule grande société informatique présente en nombre au World Trade Center, les trois cents salariés attachés à ce site sont sains et saufs. Mercredi midi, la firme avait pu dresser un premier bilan : l'ensemble de son personnel avait pu évacuer les bureaux du 25e et 26e étages de la tour Sud.
La catastrophe n'a eu que peu de conséquence sur les infrastructures informatiques du quartier d'affaires de Manhattan. A 15h45, soit quelques heures après l'attaque terroriste, Comdisco - un des principaux acteurs du recouvrement de sites informatiques - ne relevait que 62 déclarations de sinistres émanant de 31 entreprises localisées à New York. Dans la plupart des cas, il s'agissait de demande de locaux équipés de PC et de téléphones, d'assistances pour des serveurs, mais rien concernant des mainframes.
Pour les informaticiens, l'urgence est de faire redémarrer les machines, de sauvegarder les données et de faciliter les communications. "Après avoir vérifié que nos collaborateurs allaient bien, et renvoyé chez eux les plus choqués, nous avons pris contact avec nos plus grands clients pour voir comment mettre à leur disposition des capacités de communication supplémentaires", explique Cathie Kozik, DSI de l'équipementier Tellabs.
