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Attentats : Fausse alerte sur la défaillance d'Internet

La rédaction

Incapables de supporter l'afflux d'internautes, les serveurs Web de sites d'information comme ceux de CNN, d'ABCNews ou du New York Times aux Etats-Unis et de l'AFP, de TF1, de Libération ou du Monde en France ont été contraints de supprimer leur page d'accueil habituelle, générée en dynamique, et d'afficher une seule page statique et bien laconique.

La presse grand public, Libération en particulier, parle de "l'échec cuisant d'Internet dans son rôle de disséminateur", résultat d'un amalgame grossier entre les performances de l'infrastructure du réseau proprement dit, relevant des opérateurs, et celles des serveurs Web de ces sites, sous la seule responsabilité de leurs propriétaires. Pour étayer ses propos, Libération s'appuie sur des déclarations de Renater pour évoquer "la possibilité que les infrastructures soient touchées."

Une dramatisation née d'une "interprétation très large de mes propos" commente, légèrement agacé, Dany Vandromme, directeur de Renater. " Aucun pic de débits sur les backbones transatlantiques n'a été réellement observé, affirme-t-il. On pouvait accéder au noud de New York puis de Boston ou Washington sans aucun problème. Les infrastructures transatlantiques sont suffisamment surdimensionnées pour supporter les flux observés quelques heures après l'annonce de l'attaque de New York. S'il y a eu un problème de connexion, il se situait au niveau des serveurs Web ou éventuellement des réseaux métropolitains, conclut-il."

Analyse confirmée par Jean-Michel Planche, PDG de Witbe, spécialiste du management des infrastructures Internet. "Internet a démontré qu'il fonctionnait bien. Si des sites ont lâché, c'est en raison de la défaillance de leur empilage technologique." Difficile d'expliquer autrement l'impossibilité d'accéder pendant plusieurs heures aux sites de l'AFP, de LCI ou de France Info (plus de douze heures pour ce dernier).

"On a dépensé des fortunes en conception et en application en oubliant de se préoccuper de l'architecture technique". D'autant que, dans la plupart des cas, les webmestres des sites à genou sont incapables de dire combien d'internautes tentent de se connecter.

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