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Dégroupage : Trois opérateurs refusent la convention

La rédaction

Cegetel, LDCom et 9Telecom ont refusé de signer la convention de dégroupage avec France Télécom (FT) et donc de pouvoir s'adresser directement aux usagers du téléphone tant pour leurs communications locales que pour des lignes DSL. Si Cegetel avait déjà déclaré son intention de renoncer http://www.weblmi.com/daily/2001/1001/degroupage.htm au dégroupage, LDCom et 9Telecom apparaissent moins catégoriques. " Si on veut proposer des accès DSL dégroupés, on est obligés de signer avec France Télécom. Donc, on signera ", explique Anne de Cadaran, directrice des affaires réglementaires chez LDCom, avant de préciser que les conditions économiques actuelles sont inacceptables.

France Télécom a beau répéter que le dégroupage est effectif - techniquement - http://www.weblmi.com/daily/2001/0927/telecoms.htm , ses tarifs placent les opérateurs tiers dans une situation économique impossible.

D'une part, FT facture la location http://www.weblmi.com/daily/2001/0213/degroupage.htm de la ligne dégroupée 95 F/mois aux opérateurs alors que son tarif d'abonnement aux particuliers s'élève à 68 F/mois. Une situation que tous les opérateurs espèrent faire évoluer en faisant pression sur l'ART, y compris ceux qui ont signé la convention avec France Télécom.

D'autre part, la location des salles de dégroupage reste coûteuse, malgré des baisses imposées par l'ART. Selon LDCom, une salle est louée en moyenne entre 1,5 MF et 1,8 MF par an. L'équilibre économique ne peut être atteint que si plusieurs opérateurs se partagent le loyer. C'est le cas à Paris, où la présence de six opérateurs dans certaines salles ramène le prix de celles-ci à 300 000 F.

En province, il n'y a parfois que deux opérateurs par la salle de dégroupage. Le coût devient alors rédhibitoire. D'autant qu'il " est difficile d'engager de fortes dépenses quand on ne connaît pas vraiment les perspectives du marché ", souligne Anne de Cadaran.

Les opérateurs s'inquiètent également des conséquences de la procédure de mandat : à chaque fois qu'un abonné décide de changer d'opérateur local, il doit en avertir FT. " France Télécom garde en fait un contact commercial avec tous ses anciens clients, déplore Anne de Cadaran. En pratique, on dégroupe les abonnés et non les lignes. "

De plus, la procédure de mandat alourdit terriblement le processus de dégroupage auprès des particuliers, rendant difficile sa concrétisation sur l'ensemble du territoire.

Cegetel estime que l'ART ne peut plus rien faire pour changer les conditions d'accès aux lignes dégroupées et en appelle directement aux pouvoirs publics.

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