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UMTS : L'ART se rallie à la mutualisation des infrastructures

La rédaction

L'ART, autorité de régulation des télécoms en France, soutient finalement l'idée d'une mutualisation des infrastructures entre opérateurs UMTS, sous réserve d'un strict respect des règles de la concurrence. L'ART se range ainsi à une analyse en vogue au niveau de la Commission européenne, qui affirme qu'un tel partage est " positif du fait des gains économiques potentiels ".

Un revirement puisque, en juin, l'ART émettait des doutes sur l'intérêt économique de l'opération. Depuis, ses homologues allemands et et britanniques ont autorisé les alliances entre opérateurs.

L'ART tient cependant à encadrer strictement tout rapprochement entre opérateurs. Ces derniers devront lui soumettre leur projet et surtout se conformer aux cinq niveaux de partage définis par l'Autorité.

Niveau 1: partage de sites et éléments passifs (locaux techniques, pylônes, climatisation, alimentation électrique...).

Niveau 2 : partage d'antennes et de la connectique associée (coupleurs, câbles...).

Niveau 3 : partage de la station de base (Node B) sous réserve de l'exploitation indépendante, par chaque opérateur, des fréquences attribuées.

Niveau 4 : partage - sous réserve de leur maîtrise par chaque opérateur - des contrôleurs de stations de base (RNC, Radio Network Controller) qui permettent l'allocation et l'optimisation de la ressource radio.

Niveau 5 : partage de deux éléments du cour de réseau, les commutateurs (MSC, Mobile Switching Center) et les routeurs (SGSN, Serving GPRS Support Node pour l'UMTS).

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