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Internet : Raid de LDCom sur une BLR anémique
Le Français LDCom Networks, opérateur d'infrastructures de télécoms du groupe Louis Dreyfus, consolide encore position sur la BLR (Boucle locale radio). Il vient de racheter par échange d'actions de la filiale française de l'opérateur belge Belgacom, pour un montant non communiqué. Celui-ci cherchait depuis quelques mois à se désengager totalement du marché français. LDCom récupère ses infrastructures de fibre optique et de BLR, ses 6000 entreprises clientes et 7 licences régionales BLR supplémentaires. Licences auxquelles il devrait renoncer, comme il a déjà renoncé aux 11 licences de sa filiale BLR Services lors de la prise de contrôle de Squadran (ex-Fortel) en mai 2001. Squadran avait été choisi avec FirstMark en juillet 2000, pour être le titulaire d'une des deux licences nationales.
En octobre dernier, c'est Cegetel qui renonçait déjà à ses licences en Guadeloupe et en Martinique. Un total de 20 licences régionales risque donc de se retrouver sans attribution, si l'abandon des licences de Belgacom France se confirme.
Le mois prochain L'ART doit prononcer un bilan sur l'état de déploiement BLR. Jean Michel-Hubert, le président de l'ART, admet déjà que "le marché a connu depuis l'attribution des licences un retournement de situation que personne n'avait prévu". LDCom Networks et Firstmark, titulaires des deux licences nationales, ne proposent au terme d'un an de déploiement des offres BLR que dans respectivement 12 et 15 villes. Landtel, titulaire de 7 licences régionales (dont l'Ile-de-France), a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris. Alors que l'on attendait une explosion de la demande, le secteur est plutôt proche de l'implosion.
