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Télécoms : Le dégroupage n'avance pas !
Selon le dernier observatoire publié par l'ART (Autorité de régulation des télécommunications), le nombre de lignes dégroupées en France n'était que de 500 au 20 février 2002, sur un total d'environ 34 millions de lignes. Et pourtant, le dégroupage est officiellement une obligation depuis le début 2001. Mais le processus traîne en longueur : le déploiement des opérateurs dans les sites de France Télécom n'a commencé qu'à l'été 2001 et le dégroupage effectif de lignes d'abonnés n'est possible que depuis début novembre. Plus d'un an après l'ouverture de la concurrence sur la boucle locale, la France est donc à la traîne, autant à cause de la mauvaise volonté de l'opérateur historique que de la faiblesse des investissements des opérateurs alternatifs.
Pourtant, selon l'ART, la situation évolue. Lentement. Ainsi, une dizaine d'opérateurs ont signé une convention avec France Télécom. De même, le nombre de salles de colocalisation commandées continue sa progression avec près de 125 en février 2002 (dont 113 déjà livrées par FT). Selon l'ART, le rythme des déploiements pourrait s'accélérer en avril. L'Autorité devrait en effet prendre plusieurs décisions pour améliorer les conditions du dégroupage.
Il n'est toutefois pas dit que ces décisions règlent tous les problèmes. Ainsi, 85 % des salles de colocalisation commandées aujourd'hui, le sont dans trois grandes agglomérations (Paris, Lyon, Marseille). L'état actuel du dégroupage en région fait la preuve de l'incapacité (financière ?) des opérateurs alternatifs à apporter une réelle concurrence à l'échelle nationale.
