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WLAN : L'ART se presse lentement...
L'ART, Autorité française de régulation des télécommunications, constate que la France est en retard en matière de déploiement de réseaux locaux sans fil (WLAN, Wireless Local Area Network). Une réaction qui fait suite à la publication de la synthèse des contributions reçues dans le cadre de la consultation publique lancée fin 2001 sur le sujet.
Seul problème, alors que des voix s'élèvent depuis plusieurs années pour l'assouplissement de la réglementation sur les WLAN, l'ART a choisi de se presser lentement. Elle indique avoir engagé "une réflexion de nature réglementaire et technique approfondie pour permettre un assouplissement du dispositif actuel". L'assouplissement du dispositif ne peut cependant se faire qu'en accord avec l'armée, principale utilisatrice de ces fréquences. Or dans son communiqué, l'ART indique qu'elle ne s'est pas encore "rapprochée de ses interlocuteurs institutionnels habituels (forces armées, Agence nationale des fréquences)". Et l'on sait que l'armée a déjà fait savoir qu'elle ne souhaite pas libérer la bande des 2,4 GHz - indispensable à l'utilisation de la norme WLAN de transmission de données 802.11b - avant début 2004. Côté Bluetooth, norme concurrente mais surtout utilisée en connectique, l'Agence nationale des fréquences radio (ANFR) et l'armée française sont déjà tombées d'accord et ont libéralisé les ondes en janvier 2001.
La France reste à la traîne de l'Union européenne avec ses quatre pauvres petits canaux 2,4 GHz. Autant dire que la décision de l'ART d'interdire l'utilisation de 802.11a tant que les fabricants n'auront pas mis en oeuvre des mécanismes de réservation de ressource et de contrôle de débit (DCF et TCF) ne risque pas de faire de l'Hexagone un pionnier de la bande des 5 GHz. Avec des débits théoriques de 30 Mbit/s, la norme 802.11a permettrait une vitesse de transmission cinq fois supérieure à celle du 802.11b.
