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ArticleInfrastructure & Cloud

Calcul distribué : IBM met Montpellier sur le grid

La rédaction

IBM veut voir "l'infrastructure grille" (le grid computing) s'étendre dans les entreprises, au-delà du mon de scientifique. Le site montpelliérain du constructeur dispose depuis le 23 avril d'un centre d'innovation consacré à cette architecture en grille de calcul distribué à l'échelle planétaire qui réanime l'idée de la puissance informatique à la demande. Une première mondiale. L'ouverture de ce centre où les entreprises pourront tester le grid fait suite à un constat simple : "Des clients ont approché nos ingénieurs commerciaux pour en savoir plus sur le grid. Ils voulaient en estimer la valeur pour leur activité", indique Michel Teyssedre, vice-président en charge des nouvelles technologies pour l'Europe. Banquiers et industriels font partie des premiers intéressés. Ainsi, un grand groupe pétrolier (qu'IBM ne souhaite pas nommer) va essuyer les plâtres du centre.

Un projet pour les entreprises

Issu du monde de la recherche, le grid présente, selon IBM, plusieurs aspects intéressants pour les entreprises. En premier lieu, une optimisation de leur infrastructure informatique. Pour Irving Wladawsky-Berger, vice-président technologie et stratégie chez IBM et spécialiste du grid, "cela s'apparente à une consolidation virtuelle de leur puissance informatique, complément d'une consolidation physique (fédération de multiples serveurs sur un grand système)". Le réseau hétérogène de machines devient un supercalculateur virtuel dont la complexité est cachée à l'utilisateur. D'autre part, le grid permet aux entreprises de mettre en ouvre des projets et des services auparavant difficiles à réaliser. Michel Teyssedre cite ainsi le cas d'une banque européenne qui peut, grâce au grid, répondre sans délai aux demandes de prêts de ses clients. Selon Irving Wladawsky-Berger "nous allons voir prochainement de plus en plus de services de ce type".

Des testeurs triés sur le volet

Pour les entreprises souhaitant tester l'aventure du grid, un des dix ingénieurs du centre de Montpellier évalue en premier lieu leurs attentes. "C'est une sorte de qualification technique, justifie Michel Teyssedre. "Elle permet de déterminer ce qui peut être fait". Une fois le projet validé, IBM met à disposition l'arsenal nécessaire : matériels (serveurs Intel xSeries et Risc pSeries en cluster sous Linux, mainframes zSeries sur demande, baies de stockage), applicatifs maison (DB2, Websphere, Tivoli) et logiciels de création de grilles de calcul de partenaires (Avaki, Nice, Platform Computing, Science Computing, Unicore). L'ensemble s'appuie sur les protocoles Open Grid Services Architecture (OSGA) issus du projet Open source Globus. Pour des tests de plus grande ampleur, les entreprises peuvent s'interconnecter avec Blue Grid, la grille interne d'IBM dont Montpellier est le point d'accès français. C'est une des raisons du choix de ce site pour y installer le centre d'innovation : Big Blue y dispose également d'une usine de fabrication de grands systèmes et d'un centre d'infogérance bien loti en liaisons à haut débit.

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