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Michel Bon quitte un France Télécom criblé de dettes

La rédaction

Michel Bon n'est plus PDG de France Télécom. La dette abyssale de l'entreprise a finalement précipité la chute de son dirigeant, lui qui aura pourtant longtemps incarné la transformation d'une partie des ex-PTT français en l'un des principaux opérateurs européens. Présentant les résultats du groupe (voir notre article de ce jour), Michel Bon a toutefois réaffirmé sa foi dans la stratégie industrielle de l'opérateur historique du groupe. Selon lui, "Orange dégage des performances très supérieures aux attentes (...) Wanadoo est devenu un clair n°2 européen - derrière Tiscali, NDLR- et a enregistré son premier résultat brut d'exploitation positif (...) Le fixe en France résiste bien et l'ADSL se développe vite (...) A l'international, Equant confirme le succès de sa fusion avec Global One".

Tout irait pour le mieux donc, s'il n'y avait cette dette de près de 70 Md¤ que Michel Bon n'est pas parvenu à réduire, au contraire. Selon le PDG démis(sionnaire), "la chute continue des marchés et la défiance des investisseurs après les difficultés de sociétés américaines ont empêché cet été l'évidente solution qui consistait à attendre le retour des jours meilleurs sur les marchés boursiers pour refinancer proprement la dette et rétablir les équilibres financiers".

Il faut rappeler que l'Etat - principal actionnaire du groupe - l'a incité au courant des années 1990 à s'internationaliser par croissance externe, et donc en accroissant sa dette, en lui interdisant de procéder à des échanges d'actions, jugés susceptibles de diluer son capital. Ce même Etat a pris acte de l'échec de cette stratégie et accepté la démission de Michel Bon, sans pouvoir, toutefois, présenter immédiatement le nom de son successeur. Ce devrait être chose faite courant octobre. En attendant, Michel Bon se succède à lui-même pour assumer la direction intérimaire du groupe.

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