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Chambers, PDG de Cisco, fanatique de la preuve par l'exemple

La rédaction

Productivité, profits, cash flow. John Chambers, plus brillant et conquérant que jamais, sait trouver les mots qui font rêver en ouvrant la douzième édition européenne de Cisco Networkers, du 22 au 24 octobre à Copenhague. Devant un auditoire de près de 3 000 clients et partenaires venus pour assister à des sessions techniques, le PDG de Cisco s'est livré comme à son habitude à un prêche stratégico-économique de haute volée.

Rien ne peut entamer son bel optimisme : en cette période incertaine, les entreprises doivent aller de l'avant en transformant les processus et leur business model pour accroître leur compétitivité. Comment ? Grâce aux applications en réseau, bien sûr, qui feront retrouver le sourire à l'économie mondiale. On croirait entendre Alan Greenspan, le directeur de la banque centrale américaine.

John Chambers en promet toujours plus et affirme que grâce à cette nouvelle organisation en réseau des entreprises les pays développés pourront renouer avec des taux de croissance de 3 à 5%.

"Demandez-vous quel est votre coeur de métier" conseille-t-il. Pour mieux vous débarrasser du superflu et néanmoins indispensable, que John Chambers qualifie de "contexte", qui pourra être confié à des tiers. A condition... de disposer d'une architecture adaptée à cette nouvelle organisation virtuelle en réseau !

Pour la mise en place, suivez le guide. Cisco se veut exemplaire et s'enorgueillit d'en être déjà à ce que son PDG considère comme la troisième vague de "l'e-business", celle de l'entreprise étendue qui utilise Internet pour concevoir, faire fabriquer, et vendre ses produits et former ses employés. Grâce bien entendu à des technologies telles que la mobilité, la téléphonie IP, la sécurité, la

vidéoconférence, le stockage en réseau, et la gestion des contenus.

"Avec cette stratégie, nous avons économisé 1,94 Md$ l'année dernière" lance-t-il à deux reprises. Et des gains de productivité de 22%. Faire de Cisco un synonyme de productivité figure d'ailleurs dans la liste d'objectifs qu'il s'est fixé d'ici à trois à cinq ans et qui est reproduite sur le badge de chacun des employés de la firme californienne présents sur Networkers.

La priorité est avant tout de convaincre les clients que Cisco est un cas à part, et qu'il tient la route. "Notre position est unique. Nous possédons 20 Md$ de cash et nous allons investir 3,3 Md$ en R&D l'année prochaine". Et de lancer d'autres chiffres spectaculaires: +12% de croissance du chiffre d'affaires lors du

trimestre écoulé alors que la moyenne de ses 11 principaux concurrents (dont Alcatel, Nortel ou Riverstone) s'établit à ­ 41%. "En douze ans, nous avons vu passer quatre générations de concurrents" lance John Chambers.

Ce dernier n'est en revanche pas revenu sur la publication début septembre d'un document boursier maison et officiel indiquant que son carnet de commandes n'atteignait que 1,4 Md$, soit 30% de moins que l'an passé à la même époque.

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