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ArticleInfrastructure & Cloud

Internet aurait subi, sans douleur, sa plus grosse attaque

La rédaction

Apparemment Internet aurait eu chaud en subissant ce que VeriSign appelle "un assaut majeur du coeur de l'infrastructure". Selon le spécialiste de la sécurité et surtout société d'enregistrement du très populaire .com, les treize serveurs racines du Réseau ont dû encaisser une attaque par saturation (Distributed Denial of Services, DDOS) lundi 21 octobre, en fin d'après midi.

Si le trafic général ne s'en est pas trouvé perturbé, Chris Morrow, ingénieur réseaux chez Uunet interrogé par le "Washington Post", affirme qu'il s'est agi "de la plus importante et concertée des attaques enregistrées contre l'infrastructure Internet". Paul Vixie, président de l'ISC (Internet Software Consortium), ajoute pour sa part que l'architecture du réseau permet de supporter une agression de cette ampleur, mais guère beaucoup plus.

N'empêche, depuis plusieurs mois de nombreuse voix s'élèvent pour dénoncer le fait qu'une simple attaque par saturation serait susceptible de "provoquer une paralysie du réseau". En cause, le système d'enregistrement DNS et l'hébergement des noms de domaine génériques correspondant sur les serveurs racines, dont 11 sur 13 sont situés aux Etats-Unis (les deux autres sont basés au Royaume-Uni et au Japon).

Aucune piste quant à l'origine de l'attaque n'est actuellement privilégiée mais la cellule protection du réseau national (National Infrastructure Protection Center, NIPC) du FBI affirme être sur le coup.

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