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L'attaque des serveurs DNS racines aurait pu être évitée
L'agression dont ont fait l'objet les serveurs DNS racines du Réseau n'a pas surpris les spécialistes français qui affirment cependant que si l'attaque n'a pas eu d'effet, il convient tout de même de s'inquiéter. Dany Vandromme, directeur du réseau Renater, explique que si "l'attaque a été contrée après une heure environ, il est probable que le trafic Internet aurait commencé à être affecté de façon perceptible pour les utilisateurs au-delà de quelques heures". De plus, "si seulement 2 ou 3 machines avaient été épargnées au lieu des 5 ou 6 sur les 13 serveurs racines que compte le réseau", l'ensemble du système en aurait sans doute pâti.
Dany Vandromme affirme que des parades permettraient de limiter l'impact de telles pratiques. Il semble cependant que les responsables - quasiment exclusivement américains - du système n'en prennent pas le chemin. Ainsi, le rapport commandé à Richard Clarke par le gouvernement américain "tend à sanctuariser la racine du DNS aux Etats-Unis".
Selon Dany Vandromme, l'une des solutions serait au contraire de "distribuer les fonctions DNS dans le monde, de sécuriser les flux entre serveurs et de déployer une architecture complètement redondante, ce qui n'est pas le cas du root actuel". Plusieurs projets en ce sens sont actuellement à l'étude en Europe et en Asie dont celui du consortium Dot-root.
