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Networld/Interop 2002 : plus compact mais plus concret
La physionomie d'un salon reflète généralement l'état de santé du
secteur qu'il représente, et la dixième édition de Networld+Interop Paris (du 6 au 8 novembre, Porte de Versailles) n'échappe pas à la règle. Adieu les années fastes d'il y a deux ou trois ans, les stands à deux étages avec ascenseur, les animations bruyantes et chamarrées, les slogans tapageurs. Aujourd'hui, les restrictions budgétaires obligent un bon nombre des 500 exposants du monde Internet, des réseaux et des télécoms présents sur le salon à se partager un même stand entre plusieurs partenaires. C'est ainsi que France Télécom, habituellement le plus imposant lors des précédentes éditions, n'est plus présent. Résultat, la superficie du salon est quasiment réduite de moitié. En revanche, l'affluence ne semble pas affectée : 42 000 personnes se sont pré-enregistrées, un chiffre en légère croissance par rapport à l'année dernière.
L'objectif des exposants semble lui aussi avoir changé. Il ne s'agit plus d'en mettre plein les yeux mais bien de montrer du concret, des produits, des cas clients. D'où la montée en puissance de l'espace démonstrations où étaient présentées - dans une atmosphère studieuse - des solutions de stockage, de messagerie unifiée, de méta-annuaire, d'EAI et de mobilité. Cette tendance se ressent aussi du côté des technologies. Par exemple, le GPRS n'est pas mis en avant. Ce sont les services proposés autour de ce protocole de transmission de données sur réseau mobile qui occupent le devant de la scène. A savoir i-mode, lancé le 15 novembre par Bouygues Télécom pour le grand public et Blackberry, un service lancé par RIM et SFR qui permet de recevoir sur un PDA
communicant les e-mail de sa messagerie d'entreprise.
Même humilité chez Wyse, le roi des terminaux client léger, présent en tant que partenaire sur le stand Citrix. La société américaine annonce pour le début de
l'année prochaine une série de nouveaux produits (optimisation de serveurs Citrix, logiciels de verrouillage de PC pour les transformer en clients légers) et une ouverture vers les services de maîtrise d'oeuvre sur ce type de projet. "Très peu d'entreprises font le choix de remplacer 100% de leurs PC par des terminaux clients légers et le débat n'est pas là, il s'agit de bien comprendre leur problématique" explique Fred Milon, vice-président Emea de Wyse.
Décidément le temps des slogans est bel et bien derrière nous.
