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Les jeunes diplômés tiennent bon

La rédaction

L'insertion des jeunes diplômés de 2001 s'avère encore très satisfaisante, bien qu'écornée par le ralentissement économique amorcé l'année dernière. Selon la dernière enquête (*) de la Conférence des grandes écoles (CGE), le taux net d'emploi (diplômés ayant effectivement trouvé un emploi à l'issue de leur recherche) s'élève en effet à 81,3% toutes écoles confondues, en recul de 11 points par rapport à l'année précédente (avec une durée de recherche de moins de deux mois pour 80% des jeunes diplômés concernés). La proportion des sondés se déclarant en activité au moment de l'enquête a chuté de 4 points pour atteindre 66%. 15% étaient en poursuite d'études. Et 15% en recherche d'emploi, soit le taux le plus élevé depuis 1995. Des problèmes de recrutement qui, selon la CGE, ne sont - jusqu'ici - guère alarmants.

Côté débouchés, l'industrie et les services informatiques ont respectivement capté 47% et 14,5% des ingénieurs. Les salariés du secteur informatique étant mieux lotis, avec un taux de CDD de 4,6% seulement contre 11,9% pour l'ensemble des ingénieurs. Autre bon point pour les services informatiques et l'industrie des technologies de l'information qui recrutent essentiellement sur des emplois de cadre (98%). 27% des ingénieurs occupent des fonctions de R&D (mais en CDD pour 17% d'entre eux !). Les autres ingénieurs se partagent des postes de gestion de la production (9%), d'audit et de conseil (8,5%), de développement de systèmes et de réseaux en télécommunications (8%) et d'informatique industrielle et technique (7%). Reste que les compétences commerciales et managériales se vendent beaucoup mieux que celles des ingénieurs. Le salaire brut moyen annuel d'embauche de ces derniers n'a quasiment pas augmenté depuis 1999. En 2001, Il s'élève à 30 700¤ pour les hommes et 28 500¤ pour les femmes. Contre respectivement 35 600¤ et 32 100¤ pour les diplômés d'écoles de commerce.

Enfin, cette enquête témoigne à nouveau de l'inégalité de traitement entre hommes et femmes, tant en termes de salaires, que de statut ou de contrat de travail. Une situation que ne cesse de dénoncer la CGE.

(*) Enquête réalisée au 1er trimestre 2002 sur les deux dernières promotions (2000 et 2001), sur la base de 18 700 questionnaires retournés par les jeunes diplômés issus de 124 écoles, dont 92 écoles d'ingénieurs et 25 écoles de commerce et de management.

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