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... Tandis que l'ART libère (un peu) 802.11b
Tandis que les réseaux sans fil basés sur la norme 802.11b se multiplient dans les lieux de passage du monde entier (gares, aéroports, centres d'affaires, hôtels...), la France reste soumise à un régime d'exception, du fait de l'exploitation des bandes de fréquences de 802.11b par des applications militaires. L'ART (Autorité de régulation des télécommunications) fait un pas dans la libéralisation de ces technologies en autorisant, dans la bande des 2,4 GHz, l'utilisation de bornes Wi-Fi pour la fourniture de services au public dans les lieux de passage (baptisés hotspots). Attention, cette libéralisation reste limitée à trente-huit départements, dont Paris, le Val-de-Marne ou le Nord, mais aussi beaucoup de départements ruraux comme l'Ariège ou le Puy-de-Dôme. Dans ces zones, "fournisseurs de services et les opérateurs autorisés" pourront installer sans autorisation des bornes d'accès Wi-Fi, pour la fourniture de services tant à l'intérieur des bâtiments qu'à l'extérieur, avec certaines restrictions de puissance pour la bande de fréquences allant de 2454 à 2483,5 MHz. Cet assouplissement s'étend aux entreprises désireuses d'établir des réseaux indépendants.
Dans tous les autres départements, toujours en raison de risques de brouillage de systèmes radars militaires, la législation reste inchangée. L'exploitation commerciale de réseaux Wi-Fi demeure interdite. Seules des dérogations sont accordées au cas par cas par l'ART, pour des expérimentations gratuites.
