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HP mise sur l'Adaptive Management pour demeurer éditeur

La rédaction

Désormais débarrassée de sa ligne de logiciels Netaction, la division logicielle d'HP se reconcentre sur ses lignes de produits historiques, dont Openview, et mise sur un concept baptisé "Adaptive Management" - en fait de la capacité à la demande - pour assurer sa croissance.

L'Adaptive Management, devrait à terme permettre aux entreprises de provisionner dynamiquement des ressources informatiques pour faire face aux besoins de leurs applications. Selon Nora Denzel (notre photo), en charge de la division HP Software, "l'Adaptive Management permet d'adapter l'infrastructure en fonction des besoins de l'entreprise. (...) On peut ainsi allouer ou désallouer à la volée de la capacité de traitement ou de l'espace de stockage selon les besoins applicatifs". Dans le principe, ce concept se rapproche de ceux également développés par Sun et IBM.

Au coeur de la stratégie Adaptive Management Platform, HP positionne deux produits phares : OpenView et Utility Data Center (UDC). Openview a la charge de suivre le fonctionnement de l'infrastructure informatique (réseaux, serveurs, applications) en temps réel et d'analyser le respect des engagements de qualité de service. UDC, de son côté, permet de virtualiser les ressources (capacité de traitement, stockage...) et d'agir dynamiquement sur leur allocation en fonction des besoins applicatifs. Des technologies d'agents permettent par exemple d'allouer automatiquement des ressources lorsque certains seuils d'alerte (par exemple espace disque) sont dépassés dans Openview...

Comme ses concurrents, HP propose une vision stratégique avant tout appliquée à ses propres serveurs et OS. Les produits nécessaires à la réalisation de cette vision devraient commencer à faire leur apparition au cours des 18 à 24 prochains mois et couvriront des domaines comme l'allocation automatique de ressource (automatic provisioning), la virtualisation, les clusters, la gestion des SLA...

A terme, on peut toujours rêver d'une informatique autonome à même de se configurer automatiquement. Mais il y a fort peu de chance que l'on y parvienne à court terme. Car si HP, Sun et IBM maîtrisent leurs propres plates-formes, ils devront faire de considérables efforts pour gérer des plates-formes matérielles et applicatives tierces. On les voit mal y parvenir rapidement à moins de se mettre d'accord sur un standard commun.

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