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Sommet du haut débit à Bercy... sans opérateurs alternatifs
Curieusement, il semble que le gouvernement ne compte pas sur les vertus de la concurrence - pourtant vantées par l'ART et l'Europe - pour parvenir à son objectif de 10 millions d'abonnés français au haut débit d'ici à 2007. En dehors de France Télécom, aucun des opérateurs qui proposent aujourd'hui accès et services haut débit n'était présent lors de la rencontre organisée sur le sujet par Francis Mer, ministre de l'Economie et des Finances, et Nicole Fontaine, en charge de l'Industrie. Normal, aucun de ceux interrogés n'avait été invité.
Chez LDCom, on ne souhaite pas commenter la réunion. Pour sa part, Emmanuel Tricaud, responsable des affaires réglementaires et du développement chez Colt, présume que "la réunion devait surtout avoir une dimension grand public". Du coup, il lui semble surtout surprenant que "l'AFA (*) n'apparaisse pas au rang des invités à la table ronde".
En fait, six industriels français liés au secteur NTIC, ont été sollicités : outre Thierry Breton (France Télécom), Charles Dehelly (Thomson), Patrick Le Lay (TF1), Grégoire Olivier (Sagem), Denis Ranque (Thales) et Serge Tchuruk (Alcatel) ont présenté et signé un projet "pour le décollage des services interactifs à haut débit". Globalement, les participants s'engagent à tout faire pour développer un marché haut débit à la fois démocratique et rentable.
Et les ministres d'offrir une séance de rattrapage aux acteurs du secteur absents lors du débat en les incitant "à rejoindre cette initiative".
(*) Association des fournisseurs d'accès et de services Internet qui regroupe la plupart des opérateurs alternatifs.
