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France Télécom explose pertes et dettes

La rédaction

L'exercice 2002 restera sans doute celui des records pour France Télécom : des pertes jamais vues, à 20,7 milliards d'euros (+150% par rapport à l'exercice 2001) et des dettes abyssales qui atteignent 68 milliards d'euros (+11,5%). Loin du "pas de pertes en 2002" lancé par Michel Bon, PDG déchu en septembre puis remplacé par Thierry Breton (photo), lors de la présentation de résultats 2001 déjà catastrophiques.

Bis repetita donc en 2002 mais quelques lueurs d'espoir : la rentabilité enfin trouvée sur Internet par Wanadoo (bénéfice net de 30 millions d'euros), la marge sans précédent générée par Orange (33%, plus 8 points) et les progrès d'Equant - opérateur de services de données - qui demeure cependant un poids pour le groupe. Egalement positif : le niveau d'activité, avec un chiffre d'affaires en hausse de 8,4% à 46,6 milliards d'euros. Surtout, avec 18,2 milliards d'euros de provisions pour charges supplémentaires on peut supposer que les comptes sont désormais sains. Dans l'ordre les comptes avec MobilCom en Allemagne, NTL au Royaume-Uni, Wind en Italie et Orange Suisse sont désormais apurés.

Equant, qui compte pour près du quart de ces provisions, demeure cependant dans le giron du groupe.

Plus prosaïquement, Thierry Breton compte surtout sur Ambition 2005, restructuration en cours qui ne veut pas dire son nom, pour réduire les coûts de l'opérateur historique. Premiers visés : les postes précaires et les contractuels.

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