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L'e-mail, bête noire des responsables informatiques

La rédaction

La messagerie est un véritable facteur de stress pour les responsables informatiques des moyennes et grandes entreprises, selon un étude réalisée par l'instiut Dynamic Markets pour Veritas Software (1). L'e-mail est devenu une application essentielle pour l'activité de trois entreprises sur quatre ; de plus, 51 % des entreprises françaises utilisent l'e-mail pour des contrats avec leurs fournisseurs (16 % aux Etats-Unis, 35 % en Europe) et 53 % pour des contrats avec leurs clients (20 % aux Etats-Unis, 38 % en Europe). Ainsi, toute panne devient rapidement handicapante. Plus particulièrement dans l'Hexagone où les sondés semblent encore plus soumis à la pression que dans le reste du monde : un responsable informatique sur deux considère que les utilisateurs deviennent irrités dans la minute suivant un incident sur la messagerie. Ce chiffre n'est que de 26 % pour l'ensemble de la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) et de 27 % pour l'ensemble des sondés. Au bout d'une heure, la proportion d'utilisateurs énervés passe à 94 % dans l'Hexagone, alors qu'elle n'est en moyenne que de 80 % dans les autres pays interrogés.

L'importance qu'a pris la messagerie pèse sur la stabilité de l'emploi des responsables interrogés. 51 % des responsables français interrogés craignent pour leur emploi dans les 24 heures suivant une panne de messagerie, contre 32 % en moyenne pour l'ensemble des sondés. Sur l'ensemble des personnes interrogées, 39 % ne savent pas estimer le temps nécessaire à la restauration de leur système de messagerie en cas d'incident.

L'étude met également en avant la méconnaissance des sondés hexagonaux sur l'utilisation de la messagerie dans un cadre légal. Le fait qu'il n'existe pas de législation est connu de 72 % des personnes interrogées. En revanche, 55 % considèrent que les e-mails et leurs pièces jointes ne peuvent servir de preuve, alors que la jurisprudence tend à les considérer comme des commencements de preuves. C'est certainement l'une des raisons pour laquelle seulement 16 % des responsables français ont les moyens de récupérer les messages vieux de plus d'un an (18 % pour l'ensemble des sondés).

(1) Enquête réalisée auprès de 850 responsables informatiques d'entreprises de plus de 500 salariés. 100 personnes interrogées en France, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne ; 50 sondés dans neuf autres pays.

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