ArticleInfrastructure & Cloud
Microsoft / Cigref : la paix est signée à Paris
Unique au monde pour l'instant, l'accord signé le 18 septembre à l'hôtel George V à Paris d'une part par Steve Ballmer (CEO de Microsoft, à droite sur notre photo) et Christophe Aulnette (PDG de Microsoft France), d'autre part par Jean-Pierre Corniou (DSI de Renault et président du Cigref - Club informatique des grandes entreprises françaises - à gauche) scelle la réconciliation de l'éditeur de Redmond avec les grands comptes français. Plus qu'une réconciliation, le Cigref et Microsoft formalisent un dialogue qui n'a jamais cessé : d'un côté, l'éditeur s'engage à présenter ses nouvelles offres et leurs évolutions prévues avant leurs lancements afin de pouvoir tenir compte des remarques de ses grands clients avant qu'il ne soit trop tard ; d'autre part, le Cigref présentera régulièrement les attentes de ses membres, les principales grandes entreprises françaises.
« Je me réjouis de la formalisation de ce nouveau cadre de travail avec le Cigref. J'espère pouvoir multiplier ce type d'opérations » a déclaré Steve Ballmer. Comme le souligne Christophe Aulnette, la situation française est atypique : « Le Cigref est une structure unique au monde, qui est réellement représentative de l'ensemble des grands comptes du pays. A l'étranger, il n'existe au mieux qu'une association par secteur d'activité ». Microsoft, qui est déjà partenaire de l'initiative Euro-CIO initiée par le Cigref, va cependant chercher à signer d'autres partenariats de ce type dans d'autres pays. De l'autre côté, le Cigref fait clairement un appel du pied aux autres grands fournisseurs : Oracle, IBM...
Après la brouille liée à Licensing 6.0, la menace Linux planait de plus en plus sur Microsoft, surtout dans les grands comptes. L'éditeur avait-il le choix ? Si le dialogue qui est aujourd'hui formalisé s'avère sans conséquence pratique chez les clients, le retour de bâton ouvrirait un boulevard au logiciel libre.
